Ambition: Avant le Tour de Lombardie, Thibaut Pinot estime que sa saison «est réussie»

CYCLISME Thibaut Pinot est chaud pour le Tour de Lombardie et fait déjà le bilan de son année 2017...

W.P., avec AFP

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Thibaut Pinot
Thibaut Pinot — Dudley/Pacific Press/SIPA

On y est. La dernière grande classique cycliste de la saison pointe le bout de son nez. Samedi, le peloton s’élancera de Bergame pour rejoindre Côme à l’occasion de la 111e édition du Tour de Lombardie. 247 km de bosses à en brûler les cuisses qui n’effrayent guère Thibaut Pinot. Remis de son Tour de France désastreux, le leader de la FDJ se place dans les outsiders et se voit bien faire un coup ce week-end en Italie.

Comment avez-vous fait du Tour de Lombardie votre priorité de fin de saison ?

J’ai pris 10-15 jours de vacances après le Tour de l’Ain (en août). Au fur et à mesure de mes vacances, je sentais que je n’étais pas usé par la saison, j’ai décidé de continuer. Je fonctionne objectif par objectif, chaque chose en son temps. Quand le parcours du Tour de Lombardie est sorti, fin août, j’ai vu que c’était le même qu’en 2015, quand j’avais fait un podium et ça m’a encore plus motivé.

Quels sont vos adversaires, en priorité ?

Nibali en premier, et Uran, qui a une pointe de vitesse. Derrière, on est une petite dizaine d’outsiders, avec Aru et aussi Quintana. Je me place dans les outsiders, en dessous de Nibali et Uran. A Milan-Turin (jeudi), ça ne s’est pas passé comme prévu, je n’avais pas de grandes sensations. Mais, pour la Lombardie, la distance est différente.

Vous avez dit que le Giro 2017 était votre meilleur grand tour (4e)…

Cela peut paraître bizarre puisque j’ai déjà fait troisième du Tour de France (en 2014). Mais c’était dans le stress, c’était nouveau, un Tour un peu compliqué pour moi. Le soir des Champs-Elysées, j’étais très content bien sûr de finir sur le podium. Au Giro, c’était différent. J’étais assez serein, tranquille dans ma tête, j’avais un super groupe avec une super ambiance. Pour moi, c’était une aventure exceptionnelle. Je considère ma saison réussie : j’ai quatre victoires, une trentaine de top 10, ce qui veut dire que j’ai été là toute l’année, un jour sur deux dans le top 10. Mon Tour de France (abandon) est complètement oublié.