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Pour Pékin, le silence sera d'or

Pour Pékin, le silence sera d'or

A six mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, la question des droits de l'homme agite toujours le monde sportif. Si depuis longtemps des associations telles que Reporters sans frontières ou Amnesty International s'élèvent contre le choix du...
J. Capton-  ©2008 20 minutes

J. Capton- ©2008 20 minutes

A six mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, la question des droits de l'homme agite toujours le monde sportif. Si depuis longtemps des associations telles que Reporters sans frontières ou Amnesty International s'élèvent contre le choix du CIO d'attribuer les JO à la Chine, les autorités sportives veulent très vite calmer une éventuelle grogne des athlètes. Au Royaume-Uni, le comité olympique (BOA) avait prévu de faire signer une charte imposant le silence aux athlètes sur le thème des droits de l'homme. Un choix que le comité d'organisation chinois a approuvé. « J'espère que l'esprit olympique sera conservé et que les règlements du CIO seront appliqués dans tous les domaines », expliquait Sun Weide, porte-parole de Pékin 2012, faisant référence à la charte olympique qui exclut toute politisation des JO.

Mais outre-Manche, ce choix, illustré dimanche dans la presse anglaise par une photo de l'équipe d'Angleterre de football faisant le salut nazi lors d'un match à Berlin en 1938, a provoqué une levée de boucliers et a contraint les autorités du BOA à faire volte-face. « Il y a eu un malentendu et nous ne voulons en aucun cas réduire la liberté de parole de nos athlètes », a expliqué Simon Clegg, directeur exécutif du comité olympique anglais. En attendant, le CIO assume pleinement ses choix. « Nous avons eu raison de désigner Pékin et vous verrez que dans quelques années, on se rendra compte que les JO auront été un moment clé dans l'évolution de la Chine », a expliqué Giselle Davies, porte-parole du CIO.