Le transfert de Neymar est «une orientation dangereuse pour le football», selon Jean-Michel Aulas

FOOTBALL Le président de l'OL ne voit pas d'un bon oeil la surenchère toujours plus importante sur le marché des transferts...

N.C. avec AFP

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Jean-Michel Aulas à Istanbul le 19 avril 2017.
Jean-Michel Aulas à Istanbul le 19 avril 2017. — Arnaud Andrieu/SIPA

Le transfert record de Neymar au PSG et les sommes évoquées pour y attirer Kylian Mbappé poussent le football vers «une orientation dangereuse», «une surenchère de biceps (...) que personne ne pourra suivre», a mis en garde le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, interrogé lundi sur RMC.

«Si vous empilez avec de l'argent surnaturel tout dans une même équipe, vous n'avez plus de compétition», a insisté celui qui est également membre du comité exécutif de l'ECA, le syndicat des clubs professionnels européens.

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Face aux sommes engagées par les propriétaires qataris du PSG, «est-ce que d'autres Etats que celui des Emirats arabes unis (le rival du Qatar, avec le club anglais de Manchester City) peuvent rentrer dans une compétition qui est surnaturelle puisque personne d'autre ne pourra suivre?», s'interroge le patron de l'OL.

«On rentre dans une surenchère de biceps qui n'est peut-être pas utile. Est ce que ça va améliorer la performance du PSG que Kylian Mbappé aille à Paris demain ? C'est une orientation dangereuse pour le football français, on ne sait pas si, demain, on aura les même participants à l'équation du football.»

Un transfert contre l'avis du club propriétaire, une idée dangereuse...

Le président lyonnais a souligné le fait que l'arrivée de Neymar au PSG, en payant sa clause libératoire de 222 millions d'euros, s'était faite contre l'avis du FC Barcelone. «On est dans une situation qui va changer complètement le monde du football pour les années qui viennent au travers de cette opération qui n'était pas convenue entre les clubs», a-t-il jugé.

«Il y a une interrogation. On a eu plusieurs réunions au sein de l'ECA. Je dirige la task force sur le fair-play financier. L'UEFA s'interroge pour faire évoluer le fair-play financier», a-t-il affirmé. «Les sommes sont tellement surdimensionnées par rapport au moyen des autres.»