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Le soir où Nungesser est tombé
Fin de règne. Hier, Lens est allé s'imposer sur la pelouse de Valenciennes (1- 2), lors de la 22e journée de L1. Pourtant, à 78 ans, Nungesser était avant le match un vieux monsieur qui faisait peur à toute la France. Invaincu dans sa forteresse, le ...A. M.- ©2008 20 minutes
Fin de règne. Hier, Lens est allé s'imposer sur la pelouse de Valenciennes (1- 2), lors de la 22e journée de L1. Pourtant, à 78 ans, Nungesser était avant le match un vieux monsieur qui faisait peur à toute la France. Invaincu dans sa forteresse, le VAFC devait s'y racheter après deux défaites.
La magie semblait encore opérante, après un éclair de Savidan, auteur d'un pointu soudain en pleine lucarne (1-0, 33e). Mais les Sang et Or, revigorés par deux succès consécutifs, avaient l'estomac gonflé de confiance. En égalisant de la tête, Hilton était d'ailleurs le premier visiteur à marquer à Valenciennes depuis 758 minutes (1-1, 43e). L'expulsion sévère de Rippert (56e) facilitait ensuite la tâche lensoise. Monnet-Paquet, lancé comme un bolide, appliquait la double-peine au VAFC (1-2, 64e).
« Sur ce but, on paie notre manque d'expérience. Mais j'ai aimé notre comportement », positivait Antoine Kombouaré. Car dans la foulée, il fallut un Hilton cinq étoiles pour rattraper Pujol en pleine surface (69e). Le crâne d'Audel faisait trembler Runje en fin de match (89e). Même à onze contre dix, Lens a dégusté, mais savoure ce matin sa 2e victoire consécutive en L1. « Cette victoire est belle, mais difficile. J'ai vu des visages marqués dans le vestiaire », confiait Jean-Pierre Papin.


















