«Impossible de savoir si elle allait bien»... Griezmann évoque la tragique soirée du Bataclan où sa sœur était présente

FOOTBALL La soeur du footballeur français est sortie indemne du concert des Eagles of Death Metal...

A.L.G.

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Antoine Griezmann, le 10 juillet 2016.
Antoine Griezmann, le 10 juillet 2016. — PATRIK STOLLARZ / AFP
  • La soeur d'Antoine Griezmann, fan de rock, était au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre
  • Après avoir craint pour elle, Antoine Griezmann et ses parents ont appris qu'elle était saine et sauve

C’est jeudi que sort la biographie d’Antoine Griezmann, Derrière le sourire, rédigée par le journaliste Arnaud Ramsay, et qui paraît aux éditions Robert Laffont. A cette occasion, Le Parisien a publié quelques passages du livre, histoire de donner un petit avant-goût aux fans du joueur français. On retiendra notamment le passage poignant lors duquel l’attaquant de l’Atlético Madrid évoque la tragique soirée du 13 novembre 2015, au Bataclan, où sa sœur était présente pour assister au concert des Eagles of Death Metal. Sortie indemne de l’attaque terroriste, Maud Griezmann a tout de même donné des sueurs froides à son frères et ses parents. Voici le passage en question dans son intégralité.

De la peur au soulagement

« Je savais que Maud [ma sœur], fondue de musique, assistait à un concert dans Paris. Mais j’ignorais à quel endroit. J’ai appelé ma mère, qui était en tribunes avec mon père. Où est Maud ? ai-je demandé. A un concert de je-ne-sais-plus-qui mais ce n’est pas au Bataclan, a-t-elle répondu avec assurance. J’ai insisté, comme si j’avais un pressentiment : Donne-moi le nom du groupe… Il s’agit d’un groupe de rock, réplique ma mère. Aussi sec, j’ai répondu : Je la connais : je sais que c’est le groupe qui jouait au Bataclan, en l’occurrence Eagles of Death Metal. »

« J’ai cherché à la joindre. Elle ne répondait pas. J’ai laissé des messages. Je suis allé sous la douche […]. J’ai rapidement rejoint mes parents dans le salon des joueurs. Ils m’ont confirmé que ma sœur était au Bataclan, avec un ami. Nous avons eu très peur. L’angoisse était puissante. Impossible de savoir si elle allait bien. Elle a fini par décrocher. Maud parlait à voix basse. Puis la conversation a été coupée. De nouveau, son téléphone ne répondait plus. Très tard dans la nuit, elle a pu appeler ma mère en lui expliquant qu’elle était sortie après l’intervention des forces de l’ordre. Elle s’était réfugiée dans un restaurant, avec d’autres survivants, alors que la police continuait les opérations à l’intérieur. Le soulagement a été extrême. Je remercie celui qui est en haut… […] On pense toujours que ce genre d’événements n’arrive qu’aux autres. Ce n’est pas le cas. Elle aurait pu y passer. Il a fallu se reconstruire. »