Après son accident mortel en haute montagne, Ueli Steck a été incinéré à l'ombre de l'Everest

ALPINISME Aujourd'hui, Ueli Steck appartient corps et âme au mont Everest...

A.L.G. avec AFP
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Ueli Steck est décédé lors d'une sortie de préparation sur le mont Everest.
Ueli Steck est décédé lors d'une sortie de préparation sur le mont Everest. — Christian Beutler/AP/SIPA
  • Ueli Steck est décédé dimanche lors d'une sortie de préparation au mont Everest
  • Ses cendres ont été dispersées au monastère de Tengboche

Le corps du célèbre alpiniste suisse Ueli Steck, mort accidentellement dimanche dans le massif de l’Everest, devait être incinéré jeudi au Népal dans un monastère bouddhiste à l’ombre du plus haut sommet de la Terre. L’un des montagnards les plus célèbres de sa génération, celui qui était surnommé « la machine suisse » pour sa vitesse de course est la première victime de la saison sur l’Everest. Il a chuté d’une falaise durant une course d’acclimatation à la haute altitude.



La dépouille de l’alpiniste a été acheminée depuis Katmandou par hélicoptère au monastère de Tengboche, situé sur la piste menant à l’Everest. Sa femme Nicole et plusieurs proches se trouvaient également à bord. Le corps a été transporté de l’héliport au site de la crémation à quelques centaines de mètres du monastère. Des moines aux robes bordeaux se sont joints à la famille et ont offert leurs prières et joué de la musique.



De nombreux alpinistes devaient descendre des flancs de l’Everest pour assister à la cérémonie. Le Suisse de 40 ans prévoyait de gravir l’Everest par la terrible arête ouest - une route particulièrement meurtrière et peu tentée - avant de continuer dans un même élan sur le sommet satellite du Lhotse, le tout sans bouteille d’oxygène, ce qui aurait constitué une première.

Il a trouvé la mort dimanche matin lors d’une escalade sur le mont Nuptse, face à l’Everest, lorsqu’il a glissé et chuté de plus de 1.000 mètres. Les hommages se sont multipliés dans le monde de l’alpinisme à l’annonce de sa mort.