Le président du Racing 92, Jacky Lorenzetti,  le 10 avril 2016.
Le président du Racing 92, Jacky Lorenzetti, le 10 avril 2016. — PIERRE RAPHAEL/SIPA

RUGBY

Fusion Racing - Stade Français: Lorenzetti revient sur l'affaire et avoue avoir commis des erreurs

Lorenzetti est déçu et veut passer à autre chose...

Fusion Racing-Stade Français, dernier acte. Alors que le projet de fusion entre les deux clubs franciliens a officiellement été enterré, Jacky Lorenzetti, le président des Racingmen, a tenu à revenir une bonne fois pour toutes sur cette affaire dans Le Parisien. Voici ce qu’on peut retenir de cette sortie médiatique post-capharnaüm.

>> Les premiers pourparlers avec le Stade Français

« Quand [il] m’a proposé cette union il y a neuf mois, j’étais pareil, je me disais : c’est pas possible, on ne peut pas mélanger les couleurs. Au bout de sept ou huit mois, on en a discuté en interne et on s’est dit que c’était peut-être bien d’associer nos ADN. J’ai voulu trafiquer les gènes. […] J’ai peut-être été trop impatient. »

>> La crainte d’un rachat du Stade Français

« Il suffit de voir le foot avec le PSG. Cela m’a inquiété. C’était une des raisons pour lesquelles j’ai trouvé ce mariage intéressant. »

>> Une hostilité unanime

« J’ai vu qu’on pouvait être viscéralement attaché à une marque ou une histoire. Les médias aussi étaient hostiles. Je me suis dit que continuer, persévérer dans cette vision pouvait faire du mal. Je ne pouvais pas laisser démolir le club de façon systématique. On était dans l’irrationnel. »

>> Le traitement réservé à Savare

« Je trouve injuste la façon dont sont traités Thomas Savare et sa famille. […] On oublie que Max Guazzini, même s’il a fait des choses remarquables, a mené le club à la faillite. Si Savare n’avait pas été là, le Stade Français serait mort. »

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>> Une erreur de communication ?

« J’ai été maladroit. J’ai eu cette formule : 45 + 45 = 45 en parlant des joueurs. Je ne voulais pas du tout froisser des gens mais c’était pour dire qu’il fallait trouver des solutions. […] On n’a pas assez bien expliqué les choses. […] C’est plus qu’une déception, c’est un échec, un échec personnel. En renonçant, j’ai voulu dire stop, arrêtons le massacre. »

>> Un coup dur pour l’image du Racing ?

« J’ai considéré qu’il ne fallait pas prendre plus de risque à ce niveau-là. C’est une des raisons qui m’ont motivé. […] Les réputations se défont beaucoup plus vite qu’elles ne se construisent. »