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Joey Barton ne s'arrêtera donc jamais?

Joey Barton ne s'arrêtera donc jamais?

FOOTBALLEt encore une agression, cette fois-ci hors du terrain, pour le footballeur le plus crétin d'Angleterre, qui passera le nouvel an en prison...
Stéphane Alliès

Stéphane Alliès

Vient un moment où ça finit par toucher au sublime. Oui, Joey Barton a encore remis ça. Même pas un mois après son tacle délirant sur Dickson Etuhu et à quelques jours de son procès pour avoir défoncé Ousmane Dabo à l'entraînement (et l'avoir transformé en «Elephant man»), le multi-récidiviste se paie le luxe d'un nouveau coup d'éclat ce vendredi (pour se remémorer les précédents, cliquez ici).


Pour sa cinquième interpellation (si on compte bien), le Bad boy de Newcastle n'a cette fois pas agi seul et a été arrêté avec deux comparses (son frère et... une copine). Motif: ils ont pété la gueule molesté et châtié deux jeunes, à 5h30 du mat', dans une rue fréquentée de Liverpool. Les deux victimes vont bien, même si l'une a perdu connaissance. Barton et ses deux ouailles qui foutent le ouaï sont passés devant le juge dans l'après-midi. Mais seul Barton n'est pas ressorti libre.


«Danger pour la sécurité publique»


Lors de l'audience qui a duré 45 minutes, la magistrate a jugé qu'il était un «danger pour la sécurité publique». «Je dois prendre cela en considération. Vous envoyez des coups de poings sans discernement», a-t-elle expliqué pour justifier son refus de libérer Barton.


L'avocat du joueur a, lui, expliqué que son client avait été victime d'une très grave «provocation». Déjà en attente de deux jugements, il va donc rester en détention provisoire jusqu'au 3 janvier, date de son procès. En plus d'un réveillon derrière les barreaux, Barton manquera les matches face à Chelsea, le 29 décembre et Manchester City, le 2 janvier.


La cerise sur la crise


Le moment choisi par «Ugly Barton» est en outre très malvenu, au surlendemain d'une défaite pas glorieuse de Newcastle à Wigan. L'entraîneur des Magpies, Sam Allardyce, déjà sur la sellette, pourrait bien prendre la porte, encore plus affaibli par la nouvelle polémique créée par son abruti de joueur...


Mais le problème, au fond, c'est que personne dans la perfide Albion n'a vraiment envie de voir disparaître Joey Barton. Tout le petit monde du ballon anglais fait preuve d'indulgence à son égard, de la presse à ses pairs en passant par les supporters (qui entonnent à l'envi le fameux «There's only one Joey Barton»). Car il est un peu le rebelle au foot mondialisé tel que le subit l'île britannique, et que l'on appelle l'«English malaise». Tenant de la tradition old school du football à l'anglaise, alcoolique et violent mais parfois génial, il représente la résistance de la tradition (dans la continuité des Adams, Pearce, Dixon, Vinnie Jones, Gascoigne...) dans un championnat trusté par les stars étrangères, devenu eldorado des investisseurs russes ou américains, et qui est même devenu l'un des plus attrayants d'Europe.