FOOTBALL – Après sa baston avec le Français Dabo à l'entraînement, le «bad boy» de Manchester City est suspendu puis sera vendu...
L'hommage permanent que Joey Barton rend à
Paul Gascoigne a connu un nouvel épisode mardi. Un épisode de trop, pour son club
Manchester City, qui a décidé de suspendre le «bad boy», puis de s'en séparer l'été prochain. En cause,
une violente bagarre à l'entraînement avec le Français
Ousmane Dabo. Ce dernier, non content de s'être bien fait insulter (notamment de «fucking prick», qu'on pourrait traduire par «enculé de bâtard»), a fini à l'hôpital, pour soigner des contusions au visage. Un événement qui sanctionne l'échec de la thérapie suivie par Barton, pour en finir avec le n'importe quoi.
En Angleterre, «Ugly Joey» a un tableau de chasse aussi long qu'un membre fondateur de CPNT. Mais lui préfère collectionner les excès, davantage que les gibiers. Pêle-mêle, on retiendra
son agression sur un chauffeur de taxi à Liverpool en mars dernier, ou le cigare écrasé dans l'œil d'un de ses coéquipiers en 2005. Egalement à son
actif passif, le renvoi d'une tournée en Thaïlande pour baston nocturne, ou cette moquerie à l'égard des internationaux écrivant des biographies lors du dernier mondial: «
Mon livre se serait appelé "Pourquoi j'ai joué comme une merde", mon agent m'a dit que je pouvais me faire de l'argent sur le dos du public anglais».
Last but not least, ce petit geste si délicat à l'attention du public d'Everton.
Et quand ce n'est pas lui qui dérape, c'est son frère qui va carrément plus loin dans l'ignoble, purgeant actuellement une peine de 17 ans de prison pour meurtre raciste à cups de hache. A l'époque, s'il avait demandé à son frangin de se rendre à la police,
il avait refusé de l'y donner.
Pourtant, malgré son pedigree, c'est un chouchou des tribunes citizen qui va devoir quitter les Blues. Et les supporter des Blues ne pourront plus chanter leur hymne favori: «il n'y a qu'un Joey Barton».
Stéphane Alliès