Vendée Globe: Les leaders n’avancent plus… Et si c’était cool en fait d’être dernier?… Le journal de la course
VOILE•Pendant que les meilleurs recherchent désespérément du vent, d’autres en ont beaucoup trop…N.C.
Alors que les skippeurs fêteront leurs deux mois en mer vendredi, les positions se figent à l’avant du Vendée Globe. La faute à une absence de courants au large de la corne brésilienne, où sont tankés Armel Le Cléa’h et Alex Thomson. Le leader et son dauphin ne dépassent pas les 10 nœuds en vitesse de pointe, l’écart se stabilisant à 150 miles. Derrière, à l’ouest du Cap Horn, la mauvaise météo a fait des dégâts. Après l’abandon de l’Irlandais O’Coineen lundi, Conrad Colman vogue au ralenti à cause d’une avarie provoquée par le vent violent.
Le classement à 9h
Colman fait des paints pour expliquer son avarie
Le malheureux du jour se nomme Conrad Colman. Le Néo-Zélandais a subi une avarie à cause de vents très violents à 45 nœuds, avec des rafales à 60. Techniquement, son étai de J1 (qui sert à soutenir le mât) s’est décroché en partie du pont. Selon un communiqué de son équipe, le skippeur attend que la météo soit un peu calmée pour procéder aux réparations. Mais cela ne devrait pas arriver avant jeudi… Pour patienter, Colman nous explique tout avec ce joli paint que la team 20 Minutes apprécie au plus haut point.
La question du jour : vaut-il mieux finir dernier ou avant-dernier ?
Le Vendée Globe, c’est un peu comme le Tour de France. On retient le vainqueur… et parfois le dernier, qui arrive sous les vivas d’une foule nombreuse alors que des skippeurs mieux placés ont franchi la ligne plus ou moins dans l’indifférence. Est-il préférable, alors, de conserver ce rang de lanterne rouge, même si cela veut dire que sportivement on a été le moins bon de tous ?
Cette question hautement philosophique est abordée dans un article de France Info ce mardi, intitulé « Nouilles chinoises, gloire tardive et vieux coucous : vis ma vie de dernier du Vendée Globe ». On y apprend que finir dernier peut correspondre à une vraie idée de la vie et de l’aventure. Pour le moment, en pleine mer de Tasman, c’est le Français Sébastien Destremau qui tient la corde. Mais attention, le Néerlandais Pieter Heerema n’est qu’à une poignée de miles devant.


















