Vendée Globe: Colman a arrêté un incendie à mains nues dans son bateau (enfin presque)… Le Cleac’h est chaud comme la braise… Le journal de la course
VOILE•« Attaque d’Armel Le Cleac’h dans le galibier »…B.V.
C’était un week-end bien compliqué dans les mers du sud. Après l’abandon de Shiraishi et l’avarie de Jérémie Beyou, c’est Colman qui a connu un incendie à bord de son bateau. Mais bon, plus de peur que de mal. Bref, c’est le point quotidien sur la course.
Colman a pris feu
Au feu ! Alors qu’il était tranquillement en train de naviguer dans les mers du sud, le skipper Néo-Zélandais Conrad Coleman a eu une petite surprise dimanche. « Je suis sorti prendre un ris, mais en entrant de nouveau à l’intérieur du bateau j’ai vu une épaisse fumée noire et des flammes qui sortaient de derrière la table à cartes ! », explique-t-il, relayé par le site officiel du Vendée Globe. « J’ai pris la couverture anti-feu pour étouffer les flammes, en ne prêtant pas attention aux chocs électriques et aux brûlures que je subissais car je tenais désespérément à sauver mon bateau. Les flammes éteintes, j’ai entendu un bip du pilote automatique. Et là, mon monde s’est retourné... »
Entendez par là que c’était la crise. « Les câbles brûlés à côté du régulateur avaient court-circuité le pilote automatique… et le bateau est parti à l’abattée, pendant que moi, à l’intérieur, j'avais les mains pleines de plastique fondu. Les ballasts et la quille basculante font que ces bateaux sont instables quand les choses se passent mal, car tout le poids se trouve du même côté et après cet empannage brutal, le bateau voulait chavirer ! ».
Bon, il s’en est finalement sorti. Si vous voulez savoir comment – c’est assez technique, la suite est par là.
Le Cleac’h creuse un trou en tête
Quelle nuit pour Armel Le Cleac’h ! Alors que le skipper de Banque Populaire n’avait « que » 60 milles nautiques d’avance sur son poursuivant Alex Thomson en tête de course dimanche, il avait quasiment doublé cet écart au petit matin. Au classement de 9h, Le Cleac’h possède 101,5 milles d’avance sur le Britannique. Autant dire que tout roule.
Ca va mieux pour Jérémie Beyou
Dans le dur après une avarie dimanche, Jérémie Beyou est « de nouveau en course », précise son équipe Maître Coq. « Alors qu’il naviguait dans 30 nœuds de vent, la grand-voile du bateau s’est affalée subitement. Jérémie prenait alors la décision de mettre le cap plus au nord pour sortir de la dépression et analyser la situation.
Depuis, le skipper de Maître CoQ a remplacé son hook de grand-voile endommagé, par une pièce de spare (pièce de rechange). Il a de nouveau hissé sa grand-voile partiellement déchirée, il poursuivra la réparation dès qu’il aura récupéré quelques forces. »
Pour l’instant, Jérémie Beyou est toujours 5e du classement général.



















