F1: Les fans « culottés » de Daniel Ricciardo libérés grâce au soutien du pilote australien

FORMULE 1 Le pilote australien a appelé les autorités malaisiennes à les laisser rentrer chez eux...

N.C, W.P, avec AFP

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Daniel Ricciardo signe des autographes lors du GP de Sepang, en Malaisie, le 2 octobre 2016.
Daniel Ricciardo signe des autographes lors du GP de Sepang, en Malaisie, le 2 octobre 2016. — ATB/WENN.COM/SIPA

L’Australien Daniel Ricciardo, vainqueur dimanche du Grand Prix de Malaisie, a mis tout son poids dans la balance jeudi pour défendre neuf de ses compatriotes qui risquent des poursuites judiciaires pour avoir montré leur slip de bain aux couleurs du drapeau malaisien pendant l’épreuve.

Et, visiblement, l’intervention du vainqueur dominical a porté ses fruits puisque les neuf détenus ont été libérés sans aucune charge, jeudi. ils risquaient jusqu’à six mois de prison pour irrespect envers le drapeau malaisien.

Les neuf Australiens, dont un collaborateur du ministre de l’Industrie de la défense Christopher Pyne, s’étaient déshabillés pour offrir aux regards leur slip siglé du drapeau malaisien, tout en buvant de la bière à même leurs chaussures, après la victoire de Ricciardo dimanche.

Ils avaient été arrêtés pour « insulte délibérée dans l’intention de troubler l’ordre public » et indécence, selon l’agence de presse officielle Bernama, citant la police. Ils étaient arrivés jeudi devant un tribunal de la ville malaisienne de Sepang, menottes aux poignets, l’air sombre.

« Je suis certain qu’ils n’avaient l’intention d’offenser personne »

Ricciardo avait alors appelé les autorités malaisiennes à les laisser rentrer chez eux. « On dirait qu’ils ont appris la leçon et je ne pense pas qu’ils recommenceront de sitôt en Malaisie, a dit le pilote de Red Bull au Daily Telegraph de Sydney.

Les photos des Australiens faisant étalage du drapeau national sur leur caleçon de bain se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux en Malaisie, à la grande fureur de certains internautes qui les ont accusés d’insulter la nation.

Les manifestations d’indécence publique ne sont pas tolérées par les autorités de ce pays à majorité musulmane, où les étrangers se voient en général infliger une amende avant d’être expulsés.