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Bercy, ton public impitoyable

Bercy, ton public impitoyable

Tournoi créé en 1986, l'Open de Paris possède déjà une histoire forte, notamment en raison de son public. Un univers confiné, des heures de tennis jusqu'à plus de minuit et des spectateurs volontiers chambreurs dans une salle où tout s'entend donnent...
Gaël Anger-  ©2007 20 minutes

Gaël Anger- ©2007 20 minutes

Tournoi créé en 1986, l'Open de Paris possède déjà une histoire forte, notamment en raison de son public. Un univers confiné, des heures de tennis jusqu'à plus de minuit et des spectateurs volontiers chambreurs dans une salle où tout s'entend donnent parfois une dimension dramatique à certains matchs. Henri Leconte en a été la première victime, en 1988 face à McEnroe. Hué pendant tout l'échauffement, le Français se voyait reprocher son attitude lors des JO de Séoul, quelques mois plus tôt, où il avait délaissé le village olympique, pas assez confortable à son goût. « J'étais présent ce jour-là, c'était une image dure, qui m'a beaucoup marqué. Mais la magie de cette salle y était pour beaucoup : c'est une arène dont la configuration donne l'impression de ressentir davantage les bruits », explique Cédric Pioline, ancien directeur du tournoi qui avait lui-même craqué, en 1996, en lançant un bras d'honneur au public parisien.

Aujourd'hui, Roger Federer en tremblerait presque. « Le public peut être très dur. Je me souviens avoir été sifflé après une défaite face à Tim Henman », se rappelle le n°1 mondial, qui n'a pas eu souvent ce genre d'honneur dans sa carrière. « Maintenant, je me réjouis de m'y montrer avec un meilleur visage », confie le Suisse, qui n'a plus foulé le POPB depuis cette défaite en 2004.

Autre tête d'affiche en piste aujourd'hui, Richard Gasquet, diminué par une blessure récurrente au genou, et qui sait que le revers de la médaille peut être terrible. « A Bercy, il faut être à 100 %, sinon on se fait lyncher par le public », résume le Biterrois.