JO 2016: Un Iranien dépossédé de son titre en haltérophilie, le site de la Fédération hacké dans la minute

JEUX OLYMPIQUES L'échec controversé de l'haltérophile star iranien Behdad Salimikordasiabi n'a pas plus au pays...

J.L. avec AFP

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Behdad Salimikordasiabi s'estime lésé par le jury, le 7 août 2016 à Rio.
Behdad Salimikordasiabi s'estime lésé par le jury, le 7 août 2016 à Rio. — Mike Groll/AP/SIPA

Le site internet de la Fédération internationale d'haltérophilie a été piraté mercredi et sa page Instagram noyée par des dizaines de milliers de commentaires après l'échec de l'haltérophile star iranien Behdad Salimikordasiabi aux Jeux Olympiques de Rio. Le site de la Fédération, consulté par l'AFP, a été piraté par une personne utilisant le surnom «Maître de la douleur». Sa première page était recouverte du nom et de l'image de l'haltérophile iranien.

«Garde la tête haute Behdad» ou «Dieu donne ses plus grandes batailles à son plus robuste soldat», pouvait-on lire sur le site. Des dizaines de milliers d'internautes iraniens ont également noyé de commentaires la page Instagram de la Fédération dans les heures ayant suivi le concours olympique. «Behdad est un gagnant dans nos coeurs. Que Dieu maudisse les (Jeux) Olympiques», écrit un internaute.

Mardi à Rio, après avoir battu le record du monde de l'arraché (216 kg) dans la catégorie des +105 kg, l'haltérophile de 26 ans surnommé le «Hercule iranien» a manqué ses trois tentatives à l'épaulé-jeté. Une polémique est née lors de sa deuxième tentative, invalidée par les juges qui ont estimé qu'il n'avait pas complètement tendu l'un de ses bras alors que la charge de 245 kg semblait avoir été soulevée et stabilisée.

Des manifestations de son entraîneur et de ses fans ont provoqué l'intervention de la police dans la salle. «Il y a une conspiration. Nos ennemis étaient dans le jury», a protesté le coach Sajjad Anoushiravani. La télévision d'Etat iranienne a elle-même qualifié la décision du jury d'«injuste». Des images de l'«Hercule iranien» en larmes ont également tourné sur les réseaux sociaux. Contrairement à Facebook et Twitter, Instagram, très populaire chez la jeunesse iranienne, n'est pas bloqué par les autorités de la République islamique.