JO 2016: Un cadre de rêve, quatre finales, des déceptions et une médaille… On s’est régalés à l’aviron

AVIRON Le bronze du quatre sans barreur poids léger français fait bien plaisir…

B.V.

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La journée à l'aviron, on passe par tous les états
La journée à l'aviron, on passe par tous les états — SIPA/Montage

De notre envoyé spécial à Rio,

C’était une question de statistiques. Avec quatre équipages français engagés dans quatre finales différentes,il valait mieux aller du côté du bassin d’aviron jeudi pour voir une médaille française. On n’a pas été déçus, quatre à notre quatre sans barreur poids léger, même si ça a mis du temps à se dessiner. Et puis quand même, le cadre de ce lagon au milieu de Rio est absolument exceptionnel, peut-être l’un des plus beaux sites de ces JO. Bref : on s’est bien marrés. Et on vous raconte tout ça.

La vue du lagoa stadium pendant les JO de Rio 2016
La vue du lagoa stadium pendant les JO de Rio 2016 - SIPANY/SIPA

 

Etape 1/La mise en jambe (Chardin et Mortelette en deux sans barreur)

Il est 10h44 du matin à Rio et ça fait une petite heure que les spectateurs du bassin font montrer la pression. Deux victoires allemandes en deux finales et voilà qu’arrive la première qui intéresse les Français : le deux sans barreur. Chardin et Mortellette sont dans la place mais partent trop mollement. 10 secondes de retard à mi-course, c’est foutu. Tant pis, ils s’arrachent quand même pour gratter la 5e place. L’esprit olympique.

Leur réaction :

« Cette cinquième place est décevante. Le bassin est dur pour tout le monde et on n’a pas réussi à s’en servir. On est pas vraiment dans la course. Quand tu es à l’extérieur il faut prendre la course à ton compte et on a pas réussi à le faire. Comme tout le monde, on a été surpris par le starter qui a été hyper rapide. Et une fois que ça part devant, en finale olympique les mecs on les revoit plus les mecs »

Notre état

 

 

 

 

 


Etape 2/Encore cinquièmes… (Lefebvre et Ravera-Scaramozzino en deux de couple)

A peine nos deux Français passés en zone mixte que deux autres sont déjà sur le plan d’eau. Hélas, c’est avec le même résultat. Mais pas le même niveau d’analyse : pour cette jeune embarcation Lefebvre Ravera, c’est une bonne course, même si elles ont un peu craqué sur la fin.

Leur réaction

« On est partis comme on voulait partir, fort, pour être au avant-poste et voir si on pouvait tenir. On a fait ce qu’on voulait et ce qu’on pouvait faire. Les autres onté été plus vite après. L’objectif était la finale, on savait qu’on avait déjà réussi nos jeux en étant là. Là, c’était une occasion de voir ce qui était possible sur une finale. On a tenté notre chance mais on a fait ce qu’on a pu. Pas de regrets maintenant on a quatre ans pour bosser : prendre l’expérience, s’entraîner physiquement, mentalement, ensemble. On a qu’un et demi ensemble. On va travailler. »

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Etape 3/Bon ça commence à faire beaucoup là (Androdias et Boucheron en deux de couple)

Troisième finale et l’on entre dans les vrais espoirs de médailles. Androdias et Boucheron partent bien mais s’effondre aux 800 mètres et sont rapidement décrochés. Cinquième en aviron is the new 15-14 en Escrime pour la France. Nous reste plus qu’une chance de médaille.

Leur réaction : 

« On s’est pas entendu sur la façon de faire. On est bien partis et de suite on a plus ramé ensemble. A ce moment-là, tout ce qu’on fait n’a plus d’impact. On aurait pu pousser deux fois plus tard. Clairment on avait les moyens de monter sur le podium. Les Norvégiens y sont et on les bat la plupart du temps cette saison. Ca va rester en travers, j’ai l’impression de passer à côté. C’est plus frustrant que d’avoir tout donné.

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Etape 4/La délivrance en bronze (Solforosi, Baroukh, Raineau et Colard quatre sans barreur poids léger)

Dernière finale du jour. Comme les trois dernières, on regarde tout ça de la zone mixte aux côtés de confrères polonais visiblement beaucoup plus patriotes et véhéments que nous. Ce qui nous empêche pas de vibrer (et toute déontologie bien sûr), sur la course de notre quatre sans barreur français. A la bourre à mi-course, l’équipage bleu claque un superbe dernier 1000 pour venir gratter le bronze. Avec 500 mètres de plus, ils avaient l’or. Mais bon, à ce jeu-là, Marc Raquil aurait été champion du monde en 2003.

Leur réaction (Guillaume Raineau) : 

« On avait fait beaucoup de quatrièmes places depuis 2008, cette médaille aux JO est une grande satisfaction. Mon sentiment ? Je sais pas trop, c’est un peu bizarre, j’ai du mal à redescendre du nuage… J’ai pas fait beaucoup de podiums mondiaux mais je suis super content, mais je n’arrive pas à réaliser, peut-être plus tard. Le cadre ici est merveilleux, on a une grande chance de rentrer chez nous avec une médaille et d’avoir représenté la France. »

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