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Rio 2016 ne veut pas de messages politiques dans ses enceintes

JO 2016: Le comité d'organisation des Jeux ne veut pas de messages politiques dans ses enceintes

JEUX OLYMPIQUES« Les messages politiques, commerciaux ou religieux ne sont pas autorisés », indique le directeur de communication des JO...
W.P.

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Rio 2016 lutte contre la pollution de ses enceintes sportives pendant les Jeux olympiques, et il s’agit de tout sauf d’écologie. Face à la multiplication de pancartes et autres petits bouts de papiers à caractère politique fleurissant dans les tribunes cariocas depuis la cérémonie d’ouverture des olympiades, le comité d’organisation de Rio 2016 a décidé de sévir.

Les messages politiques, religieux et commerciaux interdits

Ainsi, au moins une personne aurait été expulsée du sambodrome pour avoir brandi une pancarte dénonçant la politique du président par intérim Michel Temer, pendant l’épreuve de tir à l’arc, samedi.

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« Les messages politiques, commerciaux ou religieux ne sont pas autorisés », qu’ils suscitent ou non la polémique, a indique le directeur de communication de Rio 2016, Mario Andrade. L’objectif est de sauver le concept de stades « propres » afin de défendre les valeurs de l’olympisme, a ajouté ce dernier dans les médias locaux.

Les spectateurs avertis « de manière éduquée »

Mario Andrade a par ailleurs évoqué la question de l’évacuation des personnes porteuses de messages politiques. « Il est évident que nous abordons dans un premier temps les gens de manière éduquée, que nous leur demandons de se séparer de leur pancarte. S’il insiste, le spectateur sera gentiment invité à quitter les lieux. » La courtoisie à la brésilienne.

Les insultes sont autorisées… par défaut

Enfin, le directeur de communication de Rio 2016 a ironisé sur le fait que si les messages protestataires devaient être bannis, les sifflets et autres insultes avaient toujours leur place dans les stades. « Si l’on devait expulser tous les gens qui lancent des insultes dans les tribunes, alors nous aurions dû renvoyer une bonne partie du public pendant la cérémonie d’ouverture », a-t-il conclu.

Le peuple brésilien manifeste régulièrement son mécontentement envers unecaste politique en laquelle il n’a plus confiance en raison des divers scandales dans lesquelles celle-ci est mêlée. En 2014, la Coupe du Monde de football avait également été marquée par de nombreuses manifestations contre le gouvernement local.