Hollande juge «quand même nécessaire» de «rendre justice» à Platini

FOOTBALL Le président a réagi à la suspension de l'ancien n°10 des Bleus...

V.B. avec AFP

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François Hollande et Michel Platini à l'Elysée, le 10 juin 2015.
François Hollande et Michel Platini à l'Elysée, le 10 juin 2015. — Jacques Brinon/AP/SIPA

François Hollande a jugé lundi « quand même nécessaire » de « rendre justice » à Michel Platini, alors qu’il visitait une exposition de photos de joueurs de football légendaires sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

« Aujourd’hui, c’était quand même nécessaire de lui rendre justice », a observé le chef de l’Etat, au côté de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo.

Suspendu lundi pour quatre ans de toute fonction liée au football par le Tribunal arbitral du sport, Platini, qui dénonce « une profonde injustice », a annoncé dans la foulée sa démission de la présidence de l’UEFA.

A l’occasion de l’Euro 2016, la Mairie de Paris expose du 9 mai au 10 juillet sur les grilles de l’Hôtel de Ville 30 photos de grands joueurs issues des archives du journal L’Equipe et légendées par autant d’auteurs.

Souvenirs de 1984

Celle de Michel Platini est accompagnée d’un texte du président de l’Académie Goncourt, Bernard Pivot. Elle rappelle la demi-finale historique de l’Euro 1984, qui avait opposé la France au Portugal au Stade-Vélodrome de Marseille.

A une minute de la fin de la prolongation, Michel Platini avait propulsé le ballon au fond des filets, offrant aux Bleus leur première finale d’une compétition internationale. Comme on lui rappelait cet épisode, François Hollande s’est souvenu, en amateur de ballon rond : « C’est 3-2. » « Pivot fait une comparaison entre les écrivains de génie et les footballeurs de génie », a noté le chef de l’Etat.

« On a tous pensé qu’on pouvait jouer comme Platini »

« On voulait croire que l’on pouvait écrire comme eux, comme on a tous pensé qu’on pouvait jouer comme Michel Platini », a-t-il enchaîné, avant de le reconnaître : « On en est quand même revenu. »