Le Parc n'en pince pas pour ses princes
Cinq mois que le public parisien attend une victoire à domicile. Dimanche soir, après la défaite contre Bordeaux (0-2, 9e journée de L1), il a laissé exprimer sa frustration. Outre la bronca des virages à moitié désertés au coup de sifflet final, plu...Sébastien Bordas- ©2007 20 minutes
Cinq mois que le public parisien attend une victoire à domicile. Dimanche soir, après la défaite contre Bordeaux (0-2, 9e journée de L1), il a laissé exprimer sa frustration. Outre la bronca des virages à moitié désertés au coup de sifflet final, plusieurs joueurs ont essuyé des sifflets pendant la rencontre. Pas de quoi mettre en confiance un groupe touché par le « syndrome du Parc ». Bernard Mendy, qui entretient depuis longtemps une relation amour-haine avec les supporters parisiens, était visé, de même que Zoumana Camara, Peguy Luyindula et Pierre-Alain Frau.
Coupable d'une perte de balle fatale sur le deuxième but girondin, Camara, qui annonçait récemment vouloir être « plus rigoureux », n'a peut-être pas entendu les « Yepes, Yepes » descendus des travées. Tout comme les chants à la gloire de Pedro Miguel Pauleta après une occasion ratée par Luyindula en première période. « Je vais continuer à soutenir les joueurs parce qu'ils méritent d'être aidés, assure le coach Paul Le Guen. Il n'y a pas de fatalité au Parc, même si les joueurs sont plus libérés à l'extérieur. »
L'exemple de Frau est frappant : aussi brouillon à domicile que percutant à l'extérieur, l'ex-Sochalien n'est pas loin de devenir la tête de Turc du Parc, même s'il avait répondu aux sifflets à son entrée du terrain face à Lille en inscrivant le but de l'égalisation (1-1, le 26 août). « De toute façon, il faudra avoir une vraie force de caractère pour inverser la tendance », assure Le Guen, pas loin de perdre patience.



















