« Le sort semble s'acharner sur moi ! »
Joël KouassiRecueilli par David Phelippeau- ©2007 20 minutes
Joël Kouassi
Défenseur central de Libourne-Saint-Seurin, formé à Nantes.
Suspendu, lors de la 8e journée de L2, vous n'affronterez donc pas le FC Nantes, lundi soir. Vous devez être déçu...
Depuis que j'ai quitté Nantes en 2002, je n'ai jamais réussi à jouer contre eux. J'ai le sentiment que le sort s'acharne. Il y a cinq ans, je devais rencontrer la réserve nantaise avec Libourne. A l'aller, j'étais suspendu et au retour, blessé...
Racontez votre arrivée à Nantes en 1998...
J'avais 16 ans. C'est Guy Hillion qui m'a fait venir d'Abidjan [Côte-d'Ivoire]. A l'époque, Nantes avait une super réputation. J'y ai joué quatre saisons. Je n'en garde que des bons souvenirs jusqu'au jour où Loïc Amisse [responsable du centre à l'époque] m'a annoncé que je ne signerais pas pro !
Une décision dure à avaler...
Ça m'a beaucoup déçu. C'est toujours glorifiant de signer dans son club formateur ! Je n'ai pas compris, car j'étais le capitaine de l'équipe réserve. Mais je l'ai accepté. Même si ça m'a fait mal de voir à la télé d'anciens coéquipiers.
Vous avez su rebondir ?
Oui, je suis devenu pro, par des chemins de traverse. Ça m'a peut-être rendu plus fort. J'ai rejoint Libourne, en CFA. On est montés en National, puis en L2 il y a un an. Là, j'ai signé pro jusqu'en 2009.
Nantes en L2, à votre époque, ça paraissait impossible, non ?
Oui, d'autant plus que lorsque je suis parti, il jouait la Ligue des champions. C'était le vrai FC Nantes, la belle époque...



















