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Galles taille Jenkins
POLEMIQUE•L'entraîneur est proche de la porte...20 Minutes avec AFP
Impopulaire parmi les 3 millions de sélectionneurs de sa province, Gareth Jenkins entend désormais ses joueurs le remettre en cause mezza voce avant de recevoir les Japonais samedi dans un match du Mondial sans péril.
Tueur d'âme
Les Gallois rendent leur entraîneur responsable d'avoir gâché une chance historique de retourner en demi-finale, vingt ans après la seule qu'ils aient disputée, en ne tirant pas profit de recevoir à Cardiff les Australiens qui les ont battus sans appel samedi. Une victoire leur aurait permis d'affronter en quarts les Anglais au fond du trou, les Samoans ou les Tongiens. A la place, ils se coltineront les Sud-Africains à condition de battre les Fidjiens le 29 septembre à Nantes.
Si les Gallois sont habitués à fêter les défaites, ils devraient indiquer la porte à Jenkins, pour avoir tué l'âme du XV du Poireau, autrement appelé «le mouvement permanent». Déjà se murmure dans les pubs de Cardiff le nom du successeur: l'entraîneur-adjoint de l'Australie, Scott Johnson, architecte des enthousiasmantes lignes arrières galloises du Grand Chelem 2005. «Ce serait formidable», lâche le troisième ligne Martyn Williams, dans un aveu qui ira droit au coeur de Jenkin. «Nous sommes trop structurés. Nous sommes bons quand nous jouons à l'instinct. On a tendance à s'en éloigner», regrette Williams. Ce dernier relève que Johnson a apporté aux Australiens un ingrédient négligé par Jenkins: le plaisir de jouer.
«Manière unidimensionnelle»
«Contre l'Australie, si nous avions gardé la balle en mains, ce qui est notre point fort, cela se serait peut-être mieux passé. Nous devons nous mettre à jouer sur nos forces. Nous attaquons de manière unidimensionnelle, vers l'avant, ce qui n'est pas notre point fort et facilite la tâche défensive adverse».
Dans l'aéropage des vieux sages parfois aigris qui s'en donnent à cœur joie, l'ex-ouvreur légendaire Jonathan Davies fait figure de modéré. Aussi ses mots comptent-ils: «On joue latéralement, sans passer la ligne d'avantage. Dès lors, on en est réduit à balancer des ballons au pied en reculant, sous la pression».



















