Retour au Stade de France: «On n'est jamais à l'abri, mais on veut passer une bonne soirée», disent les supporters
FOOTBALL•Un important dispositif de sécurité a été mis en place autour de ce premier match de foot au Stade France depuis le 13 novembre...Nicolas Camus, au Stade de France
Impossible de passer à côté. Dès la descente du RER, à Saint-Denis, les forces de sécurité sont là. Pour le retour des Bleus au Stade de France, un peu plus de quatre mois après les attaques du 13 novembre, un très important dispositif a été déployé. Au total, près de 400 membres des forces de l’ordre sont mobilisés. Fait inhabituel, une première fouille avec palpation et contrôle des billets et des sacs est effectuée à 150 mètres des abords du stade par des agents de sécurité privés.
« C’est rassurant de voir tout ça », estime Yovin, un jeune supporter des Bleus. Venu avec son pote Baptiste, il est bien conscient « qu’il y a toujours un risque ». « On n’est jamais à l’abri, c’est sûr, ajoute-t-il. Mais on avait quand même envie de venir et de passer une bonne soirée. »
Quelque 65.000 places ont été vendues pour ce match amical. « Je trouve que c’est vide, remarque Victor, qui vient souvent avec son père pour les matchs de foot ou de rugby. Mais il est tôt aussi, c’est peut-être ça. » A plus d’une heure du coup d’envoi, le trafic est fluide devant toutes les portes du stade. Tous les spectateurs ont reçu un mail de la FFF lui demandant d’arriver tôt et si possible sans sac, les prévenant également des contrôles supplémentaires.
« C’est tout à fait normal, dit Fabrice, le père. Nous, on essaye de ne pas trop y penser. » Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Fabrice raconte qu’il a une amie qui devait venir mais qui a fait machine arrière au dernier moment. Pas rassurée.
Le président de la République, François Hollande, sera lui bien présent. Comme pour rappeler qu’à un peu plus de deux mois de l’Euro, la France maîtrise la situation. « Nous allons accueillir 7 millions de personnes : 2,5 assisteront aux 51 matchs sur les dix sites et 5 millions vivront l’euro autrement, essentiellement dans les villes organisatrices » et « nous devons faire en sorte que toutes ces animations, toutes ces activités, tous ces matchs puissent être assurés avec un très haut niveau de vigilance », a-t-il fait savoir.


















