Mort du cycliste belge Demoitié: Le motard mis en cause a été entendu par la police avant d'être relâché

GAND WEVELGEM Ce dernier a dit aux policiers qu'il n'avait pas pu s'arrêter à temps...

J.L. avec AFP

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Le Belge Antoine Demoitié sur la course E3 Prijs Vlaanderen Harelbeke, le 25 mars 2016, deux jours avant sa mort sur Gand-Wevelgem.
Le Belge Antoine Demoitié sur la course E3 Prijs Vlaanderen Harelbeke, le 25 mars 2016, deux jours avant sa mort sur Gand-Wevelgem. — DIRK WAEM / Belga / AFP

Le motard qui a percuté Antoine Demoitié, le jeune coureur belge mort lors de la classique cycliste Gand-Wevelgem dimanche, a été entendu juste après l’accident avant d’être relâché dimanche, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Dunkerque (Nord). Sa moto avait heurté le coureur de 25 ans, de l’équipe Wanty-Gobert, qui se trouvait au sol après une lourde chute en compagnie d’autres coureurs, environ 150 km après le départ de Deinze (Belgique), à Sainte-Marie-Cappel (Nord) dans la courte partie française de la course.

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Interrogé par la brigade de recherches de Hazebrouck dans le cadre d’une enquête en flagrance pour homicide involontaire,« le motard a dit qu’il n’avait pas réussi à s’arrêter à temps », a rapporté le parquet à l’AFP. Il a été libéré à l’issue de son audition, dimanche. Des témoins ont également été entendus Une autopsie va avoir lieu dans les 48 heures afin de déterminer si « le choc à l’arrière du crâne du coureur » a été causé par sa chute ou par la moto, a ajouté le parquet. Le vélo et la moto vont être expertisés également.

«Il y a des investigations à mener sur les règles applicables dans une course belge, le respect des distances de sécurité… A priori, le choc n’a pas eu lieu à vive allure », a commenté le procureur de la République, Eric Fouard. De plus, selon le magistrat, les secours n’ont été prévenus qu’une demi-heure après les premières constatations par les médecins de la course, et ne sont donc arrivés que 45 minutes après l’accident. Les enquêteurs devront déterminer si ce retard a pu contribuer à la mort du cycliste.