Ligue 1: Les dix trucs plus ou moins cools que vous avez (probablement) loupé jusqu'ici

FOOTBALL Nous sommes à la moitié du championnat…

B.V. et J.L

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Casimir Ninga avec Montpellier, en 2015
Casimir Ninga avec Montpellier, en 2015 — PASCAL GUYOT / AFP

Le PSG va être champion, ça, on sait. Les 19 autres clubs sont tout pourris, on sait aussi. Verratti, Ibrahimovic, Di Maria, Lacazette, Diarra, Batshuayi, Bielsa, on connaît. Pendant que tous ceux-là s’appropriaient le haut de l’affiche, d’autres s’arrachaient pour continuer à faire de notre Ligue 1 un championnat un peu marrant à regarder. Alors il est temps de leur rendre hommage. Voilà donc ce que 20 Minutes a retenu de cette première partie de championnat et qui aurait pu vous échapper.

On peut être deuxième de Ligue 1 en marquant surtout des coups de pied arrêtés

Ah, c’est sympa Angers. Les mecs sont marrants, l’équipe est fraîche, ça fait plaisir d’avoir un « petit » solide deuxième de Ligue 1. OK. En attendant, le SCO est une petite atteinte aux droits de l’homme footballistique avec ses seulement 47 % de buts marqués sur action de jeu. Ce qui en fait donc 53 % sur ce qu’il reste, à savoir les coups francs (6), les corners (1) et les pénos (2). Tout ça en grande partie grâce à sa tourelle Cheick Ndoye, meilleur joueur de tête de Ligue 1 depuis que Claudio Beauvue a arrêté le foot en signant à Lyon.

Le meilleur joueur de Ligue 1 (hors PSG) s’appelle Casimir

« C’est un prénom qu’on m’a donné, je peux pas refuser ». La nouvelle star de la Ligue 1 nous vient du Gabon, a signé pour 75 000 euros et porte le prénom du plus célèbre des dinosaures. Casimir Ninga, c’est the next big thing en France. 7 titularisations avec Montpellier, 6 buts, même son entraîneur Rolland Courbis n’y croit pas : « C’est un conte de fée qui nous tombe du ciel. Au départ on espérait qu’il avait les qualités pour donner un coup de main à notre CFA2 et sait-on jamais avec des progrès… mais voir des progrès aussi rapide, c’est inespéré. »


Troyes est dans les temps pour être la pire équipe de l’histoire

On a fait les stats et elles sont peu clémentes pour l’ESTAC. Avec 7 points en 18 matchs (et 0 victoire), Troyes est le pire dernier de Ligue 1 à ce stade depuis Brest en 1979/80. Mieux : si les Troyens s’inclinent ce week-end face à Monaco, ils remporteront officiellement la palme de la plus mauvaise équipe de l’histoire de la victoire à trois points. Ca se jouera à la différence avec le Grand Metz de 2007/2008 et l’immense Grenoble de 2009-2010, d’accord. Mais un titre, ça reste un titre.

Pendant que vous tourniez le dos, Philippe Montanier a réinventé le football

Avant, on pouvait rigoler du « bus » de Mourinho et de la victoire de la Grèce à l’Euro 2004. Mais ça, c’était avant que Philippe Montanier ne réinvente le mot « défendre ». Lors d’un déplacement périlleux à Lyon, mi-août, le coach de Rennes a tenté la compo « muraille ». Une défense à 5, un milieu à 4 composé de deux défenseurs de métier et de deux milieux défenseurs et un seul attaquant, tout seul devant on ne sait même pas trop pourquoi.

Et le pire dans tout ça, c’est que les mecs ont gagné le match. En marquant deux fois.

Ryad Boudebouz est plus fort que Neymar, Ronaldo et tous les autres (sauf Ozil)

Oui, vous avez bien lu. Dans la hiérarchie des milieux offensifs d’Europe, il y a Mesut Ozil, Ryad Boudebouz et le reste. Selon le site de statistiques Squawka, le meneur de jeu de Montpellier (encore !) est le deuxième meilleur « créateur d’occasions d’Europe » derrière l’Allemand d’Arsenal. Devant Neymar, Di Maria et bien d’autres. Ah ça vous la coupe, hein ?


Le Gazélec aurait sa place en Ligue des champions

Enfin, disons que… Bah disons que pendant un moment, le Gazélec a fait ce que seules deux autres équipes en Europe ont réussi cette saison, gagner quatre matchs de suite. Et ces deux équipes, ce sont le Barça et le PSG.

Sainté, la malédiction du dimanche soir

Il y a les clubs qui aiment bien se la péter le dimanche soir sur Canal, et puis il y a Saint-Etienne. Programmés cinq fois depuis le mois d’août en prime time le dimanche, les Verts se sont fait souiller devant la France entière avec une régularité remarquable. 4-1 contre Nice à la maison, 3-0 à Gerland pour le derby, 4-1 au Parc, 0-2 à la maison face à l’OM, et puis un petit nul bien moche pour finir contre Rennes (1-1). Si Canal veut bien faire un geste pour la suite, sûr que les supporters stéphanois apprécieront.

 

Jean-Michaël Séri est la meilleure affaire de l’été

Il a coûté 600 000 euros à tout casser, plus quelques bonus pas méchants. Débarqué du Portugal dans l’anonymat le plus complet – On parle d’un mec acheté à Paços de Ferreira hein, pas Porto ou Benfica, Jean-Michaël Seri s’est mis à marcher sur tous les milieux de L1 sans prévenir. « Jean-Michaël, c’est exceptionnel à l’entraînement, nous avait confié récemment Jérémy Pied. Il a une palette incroyable et surtout et c’est un mec humble qui passe des heures à bosser sur ses points faibles pour progresser ». Ca l’emmènera peut-être pas jusqu’au Barça, ou Séri espère jouer un jour, mais au moins jusqu’à un très bon club anglais contre un énorme chéquos l’été prochain.

Jean-Michael Seri face au PSG, en 2015 - Lionel Cironneau/AP/SIPA

Faire construire un nouveau stade ne garantit pas de le remplir

Des années qu’on nous rabâche que les nouveaux stades vont tout changer. Parce que plus de places, plus de loges, plus de sous, plus de vedettes, plus de spectacle et tout le tintouin. Ben en fait, non. La preuve avec Bordeaux et Lille, qui proposent peut-être le jeu le plus affligeant du championnat dans un stade à moitié vite. 23,619 personnes en moyenne à la Matmut Atlantique (pour 42 000 places), et 30 000 au stade Pierre Mauroy (49 000 places). Même Nice ne fait pas beaucoup mieux à l’Allianz Arena (19 000 spectateurs dans une enceinte qui peut en contenir 27 500). Et quand on voit la tronche de la saison lyonnaise, ça ne devrait pas bien folichon non plus au Stade des Lumières.

Tout le monde déteste Thiriez

Oui, sachez que le président moustachu de la LFP ne fait pas vraiment l’unanimité. C’est un euphémisme du côté de la Fédération, où Noël le Graët a ouvertement traité Frédéric Thiriez d’incompétent. De l’autre côté, l’UCPF, qui représente 20 clubs de Ligue 2, trois de National et un de Ligue 1, Guingamp, « appelle à la démission du président de la LFP qui, depuis de nombreux mois, a failli à sa mission en ne jouant pas son rôle de rassembleur ». Bref, c’est la crise pour Frédo.