Scandale à la Fifa:Blatter pense risquer «la suspension à vie» de la part de son propre comité d'éthique

FOOTBALL Le président de la Fifa a accordé une interview à Libération...

J.L. avec AFP
— 
Sepp Blatter en conférence de presse le 19 décembre 2014.
Sepp Blatter en conférence de presse le 19 décembre 2014. — Christophe Ena/AP/SIPA

Joseph Blatter, président démissionnaire de la Fifa, pense risquer «deux ans de suspension» ou «suspension à vie» d'après les fuites dans la presse de ce que lui reproche la justice interne de la Fifa, selon des propos parus mardi soir sur le site de Libération. «Il est choquant de voir fuiter dans la presse les conclusions de la chambre d'instruction du comité d'éthique (de la Fifa), qui n'ouvrent que deux possibilités: deux ans de suspension et 160.000 francs suisses (environ 147.000 euros) d'amende, ou suspension à vie», explique M. Blatter.

 

La justice interne de la Fifa lui reproche le fameux paiement controversé de 1,8 M EUR à Michel Platini en 2011 et un contrat de droits TV présumé déloyal envers l'instance suprême du foot. Le Suisse de 79 ans doit être entendu jeudi par la chambre de jugement de la Fifa. Le verdict est attendu à partir de lundi.«Or, c'est un des points fondamentaux du code d'éthique: je le sais puisque j'ai créé ce comité d'éthique, poursuit-il. Il est dit que, si ses membres manquent de confidentialité, la commission de discipline doit suspendre les personnes concernées.»

Blatter fait ici référence aux propos d'Andreas Bantel, porte-parole de la chambre d'instruction de la Fifa, qui avait déclaré vendredi soir: «Quant à Blatter, il n'y a pas de différence pour lui entre plusieurs années et un bannissement à vie». Ces propos parus quelques heures sur le site de Lequipe.fr avaient ensuite été édulcorés. M. Bantel s'est plaint auprès de l'AFP de la publication d'une «interview non autorisée». Et Blatter d'affirmer: «dans le football, je n'ai jamais de ma vie fait quelque chose que je devrais me reprocher sur le plan de la conscience -on parle d'éthique- ou sur le plan du droit -on parle de pénal».

«Je peux aller devant n'importe quel tribunal avec la conscience tranquille. Si on voulait m'éliminer, on a failli réussir: le 1er novembre (il a fait un malaise), si je n'avais pas été aux urgences de l'hôpital de Zurich, où pratiquent de très grands médecins, vous auriez écrit mon épitaphe».