Fifa: Blatter compare la commission d'éthique à «l'inquisition»

FOOTBALL Le président de la Fifa sort l'artillerie lourde...

A.M. avec AFP
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Le président de la Fifa Sepp Blatter le 20 juillet 2015.
Le président de la Fifa Sepp Blatter le 20 juillet 2015. — Ennio Leanza/AP/SIPA

La tactique du persécuté. C'est un peu la ligne de défense de Sepp Blatter, le président suspendu de la Fifa. La chambre d'instruction de la commission d'éthique de l'instance «rappelle l'Inquisition», a déploré Joseph Blatter, visé par une enquête de cette commission, dans une lettre à en-tête de son seul nom, adressée cette semaine aux présidents des 209 fédérations composant la Fifa.

«La manière dont la chambre d'instruction de la commission d'éthique communique au sujet de la procédure en cours - elle exige la peine maximale et renforce les préjugés du public - présente une dimension tendancieuse et dangereuse», estime le président démissionnaire et suspendu de la Fifa, dans cette lettre.

«Ce paiement a été soumis au processus administratif intégral»

Joseph Blatter est suspendu à titre provisoire par la commission d'éthique de l'instance suprême du football mondial pour 90 jours, le temps qu'elle puisse se prononcer sur le fond concernant un paiement suspect de 1,8 million d'euros reçu en 2011 par Michel Platini de la part de Blatter pour un travail de conseiller achevé 9 ans plus tôt. Blatter est également inquiété pour un contrat de droits TV présumé déloyal envers la Fifa.

«Ce paiement a été soumis au processus administratif intégral, dont le caractère correct a été confirmé par toutes les instances compétentes de la Fifa - y compris le congrès», écrit-il aux présidents de fédérations, dans cette lettre datée de Zurich, où se trouve le siège de la Fifa, mais à en-tête du seul nom de Blatter.