Chasse, drague et Bixente Lizarazu: Nos questions débiles à Martin Fourcade

BIATHLON Le Français est déjà leader de la Coupe du monde...

Propos recueillis par Romain Baheux

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Martin Fourcade à l'arrivée d'Östersund le 6 décembre 2015.
Martin Fourcade à l'arrivée d'Östersund le 6 décembre 2015. — CHRISTINE OLSSON / TT NEWS AGENCY / AFP

Il est double champion olympique de biathlon, déjà leader du classement général de la Coupe du monde après son doublé à Östersund (Suède) ce week-end et n’a pas la gueule du mec qui restait sur sa chaise pendant le quart d’heure américain dans les booms. Bref, Martin Fourcade a tout pour plaire. Tout ? A 20 Minutes, on a voulu vérifier s’il avait de l’humour et de la repartie. Entretien ventre mouillé, chasse et drague depuis Hochfilzen (Autriche), prochaine étape de la saison du champion ce week-end.

Ça vous arrive de penser à des trucs absurdes en pleine course ?

Je mentirais si je disais que ça ne m’est jamais arrivé. Ce sont surtout des choses du quotidien. Parfois, tu te demandes si tu t’es bien organisé pour réceptionner un colis que tu dois recevoir à la maison ou si tu as bien sorti les poubelles. Juste après, tu te dis « mais pourquoi, est-ce que je pense à ça ? ».

Ça ne donne pas froid au corps le tir couché ?

Les seules fois où on a froid quand on s’allonge, c’est quand il pleut et qu’on doit donc se coucher sur de l’eau. Ça, ça n’est pas agréable. Sinon, le froid va venir à un autre moment, quand tu dois saisir le canon de la carabine qui est rafraîchi par la température par exemple.

Faire du biathlon, ça donne envie de devenir chasseur ?

Pas du tout. Je ne suis pas chasseur, je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais. Moi, je fais du tir sportif. J’ai la même image de ma carabine qu’un cycliste peut avoir de son vélo. Pour moi, ça n’est pas une arme mais un instrument de sport.

 

Shooting time !

Une vidéo publiée par Martin Fourcade (@martinfourcade) le 27 Mai 2015 à 8h51 PDT

Soyez franc, vous vous êtes déjà trompé de cible ?

Ça m’est arrivé une fois aux championnats de France quand j’étais junior. Le collègue d’à côté s’est tourné vers moi et m’a dit « Martin, tu es en train de tirer sur mes cibles ». Du coup, je suis allé faire des tours de pénalité pour des tirs que j’avais mis sur sa cible.

C’est quoi la phrase la plus relou entendue en soirée sur votre métier ?

Ça va encore. Avant, on me demandait ce que c’était. Les gens me disaient « ah oui le biathlon, c’est du vélo et de la course à pied ». Mais maintenant, on se trompe de moins en moins. Personne ne m’a jamais dit que c’était une idée ridicule d’associer les deux.

Vous allez faire une épreuve dans le stade de Schalke 04 fin décembre. Mais quel footballeur pourrait se joindre à vous ?

Bixente Lizarazu. C’est quelqu’un de curieux, qui aime tester des choses. Et en plus, il connaît bien l’Allemagne, le stade de Schalke ne doit pas lui être étranger.

On dit que c’est facile d’emballer les filles quand on fait du ski alpin. C’est vrai pour le biathlon ?

Au ski alpin, tu as le bronzage du masque donc ça n’est pas l’idéal. Au biathlon, on a la marque du bonnet. On va dire que ça n’est pas mon sport qui m’a permis de séduire ma compagne.

 

Séance photo pour la nouvelle campagne de la MGEN, à voir bientôt dans tous les bons magazines ! Shooting for my sponsor MGEN !

Une photo publiée par Martin Fourcade (@martinfourcade) le 9 Sept. 2015 à 4h43 PDT

Certains de vos concurrents ont de la bave partout sur la figure à la fin des courses. C’est quoi votre secret pour éviter ça ?

Je m’essuie dans les descentes et je crache. Ça ne coûte pas plus cher et ça permet de faire des jolies photos à l’arrivée.