Après le succès (3-0) face à Toulouse vendredi dernier, Maxime Gonalons va à nouveau être aligné en défense centrale samedi à Troyes.
Après le succès (3-0) face à Toulouse vendredi dernier, Maxime Gonalons va à nouveau être aligné en défense centrale samedi à Troyes. — FAYOLLE PASCAL/SIPA

FOOTBALL

Valence - Lyon : «Je peux vous dire que ça fait mal de voir l’OL aussi en difficulté»

Maxime Gonalons et ses coéquipiers affrontent Valence mercredi en Ligue des champions…

De notre envoyé spécial à Valence,

Une réunion pour grands dépressifs, ou presque. Pas mieux pour résumer la conférence de presse des Lyonnais avant leur match à Valence, dernier rendez-vous européen d’un trop long chemin de croix pour l’OL, qui brigue le titre peu enviable de pire équipe de la saison en Ligue des champions, au coude à coude avec le Maccabi Tel-Aviv. Oui, le Maccabi. Maxime Gonalons, d’abord. Le capitaine lyonnais avait l’œil au bord des larmes en répondant aux relances constantes de l’assemblée sur les manquements de ses coéquipiers en termes d’était d’esprit.

 

« Je suis capitaine, c’est mon club d’enfance. Je peux vous dire que ça fait mal de voir l’OL aussi en difficulté aujourd’hui. C’est en retrouvant de l’unité et des bases solides qu’on redeviendra une bonne équipe. On ne va pas revenir en claquant des doigts, il va nous falloir du temps, on est descendus assez bas, il faut prendre conscience de la nécessité du résultat. […] Il faut respecter son partenaire, mouiller le maillot, se donner à fond. » Autant de bonnes intentions jusque-là restées à l’entrée du terrain, alors que l’équipe semble au fond du trou et son entraîneur sur le fil du rasoir.

«Montrer qu’on a pris conscience de la situation »

Hubert Fournier, justement, ne pétait pas la forme non plus. 4-3-3, 4-4-2 en losange, solutions dans l’effectif pour tenter de sortir de la panade, aucune lueur n’a jailli d’un esprit visiblement fatigué. « Vu la période, tous les matchs sont bons pour s’améliorer et montrer le visage d’une équipe qui a pris conscience de la situation. On peut prouver qu’on méritait mieux que ce qu’on a réalisé jusqu’à maintenant en Europe. Avec Valence et Paris, on jouera des équipes joueuses, très différentes de celles qu’on a jouées dernièrement. C’est une mission terriblement difficile mais à nous de montrer que tout le monde a pris conscience que certains comportements sont destructeurs pour le collectif ».

De notre point de vue, affleurait surtout la trouille d’en prendre une bonne à Mestalla face à une équipe qui doit gagner pour passer, et même deux bonnes en comptant le déplacement au Parc des Princes dimanche. Un résultat combiné qui provoquerait certainement son renvoi avant la trêve, même si promis, « ce n’est pas en parlant de son avenir personnel qu’on prépare un match de ce niveau ». D’autant que dans ces cas-là, on ne sait jamais si on a les joueurs de son côté.