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Exclue de son club italien de LaPresse, Laure Manaudou contre-attaque

Exclue de son club italien de LaPresse, Laure Manaudou contre-attaque

NATATIONOu va nager la championne?...
Stéphane Alliès

Stéphane Alliès

L’idylle n’aura même pas duré le temps d’un été. Lundi, la nageuse française Laure Manaudou a été exclue du club de natation italien LaPresse avec lequel elle s'entraînait depuis mai. Après avoir laissé passer l'après-midi, suite à l'annonce de LaPresse en fin de matinée, son avocat Didier Poulmaire a confirmé dans un communiqué la fin de l'histoire.


«Laure n'a jamais été membre de ce club italien»


Laure Manaudou aurait ainsi engagé «depuis un moment déjà et ont accéléré le week-end dernier les contacts, afin qu'elle retrouve des conditions de vie et d'entraînement à la hauteur de son talent et de son ambition». Le conseil de la nageuse tient à rappeler «que Laure n'a jamais été membre de ce club italien puisqu'elle est volontairement restée licenciée au club de Canet-en-Roussillon dont elle défend les couleurs dans les compétitions officielles et qu'elle y a conservé son habitation principale». Le communiqué rappelle en outre (à raison) que la nageuse et LaPresse «s'étaient simplement mis d'accord pour que celle-ci puisse bénéficier, tant qu'elle le souhaiterait, d'infrastructures d'entraînement proches de celles de son compagnon».


Enfin, Manaudou contre-attaque en conclusion du communiqué: «Compte tenu des conditions de précipitation dans lesquelles la décision des dirigeants du club de LaPresse nuoto intervient, on peut légitimement s'interroger sur les raisons réelles qui motivent un tel comportement».


Le patron de LaPresse nuoto, Marco Durante, cité par «L'équipe», déclarait déjà: «Elle part en vacances. Si à son retour elle a compris et s'excuse auprès de son entraîneur Paolo Penso et de l'équipe de France, elle pourra revenir. Mais il n'y a qu'une chance sur un million que Laure comprenne et qu'elle revienne...»


Le reproche principal (et motif officiel d'exclusion) du club italien, ainsi que le rapporte un de ses porte-parole, a été «son comportement» à Paris. Sa dernière sortie sous les couleurs italiennes, dimanche à l'Open de Paris, avait en effet été mitigée, et son attitude avait passablement énervée Paolo Penso.


L'épreuve de trop


Selon son petit ami Luca Marin, interviewé samedi par 20minutes.fr, «Laure est simplement fatiguée dans sa tête.» Effectivement, l'impression laissée durant l'Open est celle d'une jeune femme lasse, presqu'au bout du rouleau. La compétition de la Croix-Catelan était peut-être aussi celle de trop. Investie à son insu comme la star incontournable du week-end, elle n'avait visiblement aucune envie de répondre à la demande médiatique et confessait chaque jour son décalage avec l'épreuve, qui apparaissait chaque jour un peu plus comme un boulet pour la championne olympique.


«Quelle est la motivation de Laure?»


Interrogé sur RMC, le Directeur technique national Claude Fauquet semble désemparé: «On ne peut pas s'attendre à des trucs comme ça. Tout le monde a essayé de faire en sorte que les choses se passent du mieux possible et de nouveau on est devant un problème auquel on ne s'attend pas. Maintenant, la question est quelle est la motivation de Laure dans toute cette histoire».


Cette nouvelle péripétie, au lendemain de la fin de sa saison, vient parachever une année de profonds bouleversements pour Laure Manaudou. Depuis le départ de son club historique de Melun en septembre 2006 pour celui de Canet-en-Roussillon, en passant par la rupture avec l'entraîneur Philippe Lucas, puis par son exil italien auprès de son fiancé, Manaudou a radicalement changé de vie. Mais n'est pas stabilisée pour autant. Pas sûr que les trois semaines de vancances avant la reprise prévue seront très sereines...


Plus d'infos à venir sur 20minutes.fr...

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Derrière la crise, un litige financier?

Laure Manaudou aurait été «abusée et manipulée» dans le cadre de la signature d'un contrat relatif à son droit à l'image, a également annoncé son conseil Didier Poulmaire. Arguant du «secret professionnel», Me Poulmaire n'a livré aucun détail sur cette affaire, qui pourrait expliquer plus sûrement la crise actuelle.

Manaudou aurait ainsi été «manipulée en vue de signer, à la fin du mois de juillet dernier, un document contractuel au nom et pour le compte de Swimming Dream (société titulaire des droits à l'image de la championne, gérée par son père), alors qu'elle n'est plus gérante de cette société depuis le 6 juin 2007».

«Laure Manaudou et son entourage examinent actuellement les suites à donner à cette affaire sur le plan civil, et le cas échéant pénal, tant en France qu'en Italie, afin de faire toute la lumière sur le rôle exact et les responsabilités éventuelles des différents protagonistes de cette affaire», conclut le communiqué de l'avocat.