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Boca Juniors continue à rêver de Riquelme

Boca Juniors continue à rêver de Riquelme

FOOTBALLLe club argentin demande une dérogation au président de la fédération pour obtenir une prolongation du prêt d'«El Mago»...
Stéphane Alliès

Stéphane Alliès

Il est des silences qui se transforment en espérance pour tout un peuple. Chaque jour un peu plus, les supporters de la Boca imaginent l'inimaginable: conserver Juan Roman Riquelme. Le meneur de jeu légendaire, synthèse sans palmarès de Platini et Maradona, n'a toujours pas trouvé de club pour la saison prochaine.


Propriété de Villareal, qui ne veut pas d'un caractériel, même génial, dans ses rangs, le joueur fait chou blanc en Europe, hormis une légère touche à l'Atletico Madrid. Et plus le temps passe, plus le prix fixé par le club espagnol (14 millions d'euros) s'avère rédhibitoire. Et plus les Xeneizes («Gênois», l'un des surnom des Boquenses) croient à la possibilité de voir «Roman» prolonger son prêt au Boca Juniors. Durant les quatre mois de la saison passée, il avait retrouvé le club où il a explosé et irradié la Bombonera de sa classe, gagnant quasiment à lui tout seul la dernière Copa Libertadores.


Gagner du temps


Le président du club du quartier populaire de Buenos Aires va ainsi demander au président de la Fédération argentine une dérogation à la date limite des transferts. L'idée est simple, comme le résume «Olé»: gagner du temps pour obliger Villareal à baisser ses tarifs de prêt. La première expérience ayant coûté 2,4 millions d'euros au club or et marine, cette folie n'a en l'état aucune chance de se reproduire.


«El Mago» ayant refusé sèchement l'hypothèse d'une souscription des supporters, ne reste plus qu'à attendre le 25 août et la clôture des transferts en Europe pour voir ce que «Pagina 12» appelle «la lueur d'espoir» prendre forme. Et prier le dieu football (ou aller à l'église maradonienne), pour voir le rêve se réaliser: celui d'un Riquelme emmenant Boca Juniors jusqu'au titre mondial des clubs, qui se joue en décembre. «Clarin» liste même les raisons d'y croire et de ne pas y croire, voyant dans la compétition suprême (qui compte sutout en Amérique du Sud) un sérieux motif d'espoir.


L'occasion d'une revanche du «Magicien» sur une Europe insensible aux charmes de ce faux lent de talent. Parce que franchement, après avoir vu jouer Riquelme pour le Boca, on peut mourir...