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Cristian Moreni en garde à vue à Pau

Cristian Moreni en garde à vue à Pau

CYCLISMEL'équipe française Cofidis a décidé de quitter le Tour...

Et de deux. Après un petit suspense, le nom du coureur contrôlé positif est finalement tombé. On attendait un cador, c'est finalement Cristian Moreni, l'Italien de la Cofidis, qui s'est fait contrôlé positif à la testostérone lors de la 11e étape. Conséquence quasi-immédiate, comme pour Astana la veille: l'hôtel de l'équipe française a été perquisitionné par les gendarmes. Avant d'annoncer son retrait du Tour.


«Je vais écouter Moreni, je veux entendre ses explications et nous déciderons ensuite de ce que nous allons faire», avait réagi Eric Boyer, le directeur sportif de la Cofidis, qui avait mardi traité Alexandre Vinokourov de «salopard».


Dans la soirée de mercredi, on apprenait que la perquisition était terminée et que Cristian Moreni, qui a reconnu s'être dopé, était placé en garde à vue à Pau.


«Cyclisme crédible»


Auparavant, l'Union cycliste internationale (UCI) avait annoncé un contrôle antidopage positif à la testostérone sur le Tour de France, constaté sur la 11e étape entre Marseille-Montpellier le 19 juillet, sans révéler le nom du coureur. L'équipe Cofidis était de celles qui avaient pris part à la fronde antidopage, militant pour un «cyclisme crédible». Déjà impliqué il y a trois ans dans une affaire de dopage, elle craignait depuis le début du Tour le retrait de son sponsor.


Mardi, la journée de repos avait été marquée par l'annonce du contrôle positif à la transfusion sanguine homologue du Kazakh Alexandre Vinokourov intervenu samedi après sa victoire dans le contre-la-montre d'Albi. Son équipe, Astana, s'était immédiatement retiré du Tour de France.


Le 18 juillet, la fédération allemande avait annoncé le contrôle positif à la testostérone de l'Allemand Patrik Sinkewitz (T-Mobile) lors d'un stage précédant le Tour de France.

Le ras-le-bol d'Hinault
Le coureurs français du Crédit Agricole Sébastien Hinault ne mâche plus ses mots: «On n'a plus peur de parler. Rasmussen, il n'y a que sa grand-mère pour croire qu'il a raté quatre contrôles inopinés par accident. Il sait très bien ce qu'il fait, mais il a la loi pour lui pour l'instant, on ne peut pas le mettre dehors et c'est ça qui est dommage.»