Un an après les JO, la Russie accusée de continuer de polluer la région de Sotchi
JEUX OLYMPIQUES•Plusieurs ONG dénoncent les chantiers locaux...R.B. avec AFP
Des militants écologistes ont accusé mardi la Russie de renier sa promesse de compenser les dégâts causés à l'environnement par l'organisation des jeux Olympiques de Sotchi, en prévoyant de développer des zones qu'elle avait juré de protéger.
Les jeux Olympiques d'hiver de 2014, les plus chers de l'histoire, ont conduit à la construction de nombreuses infrastructures sportives dans les montagnes surplombant Sotchi, sur un territoire appartenant à un parc naturel protégé.
Pour compenser les dégâts causés, le gouvernement russe avait promis de placer sous protection d'autres territoires de la région et de les inscrire sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Mais selon plusieurs activistes, les autorités russes ont changé d'avis et souhaitent construire dans les zones qu'elles avaient pourtant reconnues comme d'une «grande valeur pour la protection de la nature», notamment parce qu'elles abritent des espèces rares et en voie d'extinction.
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«Il s'agit d'un refus de se plier aux obligations qu'elles avaient après les Jeux Olympiques», a dénoncé auprès de l'AFP Igor Chestine, le directeur en Russie de l'ONG écologiste WWF.
Selon l'organisation locale Environmental Watch on North Caucasus (EWNC), la station de ski Rosa Khoutor, où se sont déroulées certaines épreuves, s'est déjà attelée à la construction de routes dans la région.
Le directeur de la station, Sergueï Bachine, a annoncé il y a plusieurs semaines qu'il entendait doubler la taille de ses installations dans les deux ou trois prochaines années, selon l'Association russe de ski.
Une telle expansion mettrait en danger des territoires vierges au sein du parc national de Sotchi et une réserve animale le long de la rivière Mzytma, que le gouvernement avait promis de restaurer après des perturbations liées aux Jeux.
«Au lieu de cela, il y a actuellement une destruction de l'écosystème de la rivière et de la faune de ces territoires», s'indigne EWNC.
Ces zones devaient également devenir, dans le cadre d'un programme vanté par Vladimir Poutine, un refuge pour la panthère de Perse, dont il ne reste qu'une centaine de spécimens en Iran, dans le Caucase et en Asie centrale.



















