Euro 2015 : Frayeurs, rebonds et nerfs d'acier... Comment les Bleues sont arrivées en demi-finale
BASKET•Séance de rattrapage avant le France-Espagne de ce vendredi soir…Nicolas Camus
«Ah tiens, il y a un championnat d’Europe de basket féminin en ce moment ? » Et oui, et même que l’équipe de France, comme d’habitude, s’y débrouille plutôt bien. Vainqueurs de la Russie jeudi soir (77-74), les Bleues sont au rendez-vous des demi-finales pour la quatrième fois d’affilée.
Si vous n’avez que moyennement suivi les pérégrinations de Céline Dumerc et ses coéquipières du fin fond de la Roumanie à la Hongrie - ce n’est pas nous qui allons vous blâmer -, on vous propose une petite séance de rattrapage pour être au point au moment de se poser devant France-Espagne, ce vendredi soir (20h20 sur Canal + Sport et France 4).
Premier tour : Une mise en jambe tranquille
Favorites de leur groupe, les Bleues débutent la compétition par des victoires contre les faibles équipes d’Ukraine (79-55), de République Tchèque (85-75) et de Roumanie (76-67). Mais le fond de jeu laisse à désirer, surtout face aux Roumaines. Menées de 11 points à moins de 10 minutes de la fin, les Françaises s’arrachent pour éviter l’humiliation. « Il faut changer d’état d’esprit, cesser de défendre en réaction et être dans l’action », tonne Valérie Garnier. La victoire lors du quatrième match face à l’adversaire le plus sérieux, le Montenegro (79-67), va rassurer tout le monde.
« C’était un vrai test et on a répondu présentes, apprécie cap’taine Dumerc. On progresse à chaque match. Mais il faut apprendre de chaque match, même d’une victoire comme celle-ci. Il y a encore plein de choses qui ne sont pas parfaites. » Bye bye la Roumanie et sa salle en ébullition (ou presque) de Timisoara, bonjour la Hongrie, lieu d’un deuxième tour qui devra confirmer cette montée en puissance.
« Timisoara match 4. La nature a horreur du vide… (mais Aristote n’était pas Roumain !)…on fait avec ! #AllezFrance pic.twitter.com/hw5O8R8xiY — Fabrice Nocera (@NoceraOsteo) 15 Juin 2015 »
Deuxième tour : Des failles qui continuent d’inquiéter
Oui, mais non. Les Françaises retombent dans leurs travers, les failles dans leur jeu sont inquiétantes. Si elles s’imposent tout de même contre la Grèce malgré une attaque catastrophique (51-42), les Bleues finissent par tomber, face à la Turquie (55-66). Une défaite loin d’être dramatique niveau comptable, mais appuie là où ça fait mal.
« Ce n’est pas comme si on avait tout donné. On n’a pas respecté certaines consignes, notamment en attaque. On se précipite, on n’est pas agressif quand il faut et on sait qu’on a raté pas mal de choses », juge l’ailière Diandra Tchatchouang. Ce ne sera pas beaucoup plus joli mais plus efficace contre la Biélorussie deux jours plus tard (64-58). Deuxième de son groupe, la France jouera la Russie en quarts. Direction Budapest, où Valérie Garnier compte bien mettre les choses au point.
Quarts de finale : Enfin un gros match
Face à la nouvelle et prometteuse génération russe, les Bleues la jouent à l’expérience. La géante Isabelle Yacoubou se réveille dans la raquette, Endy Miyen et Sandrine Gruda rentrent les shoots qui vont bien (18 et 23 points) et les nerfs sont solides pour gagner la bataille des lancers-francs dans les dernières secondes. Au final, la victoire (77-74) permet aux Françaises de lever les doutes qui ne les lâchaient pas.
Presque qualifiées pour les JO (au pire, elles ont leur ticket pour le tournoi de qualification), les Bleues peuvent désormais penser en toute sérénité à prendre leur revanche les Espagnoles, qui les avaient battues en finale du dernier Euro, en 2013.


















