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Le Racing-Métro veut sortir du tunnel

Le Racing-Métro veut sortir du tunnel

Samedi soir, le Stade Français a remporté le 13e Bouclier de Brennus de son histoire, le cinquième depuis 1998. Cinq, c'est également le nombre de titres remportés par le Racing Club de France. Un géant du rugby hexagonal en sommeil depuis sa dernièr...
©2007 20 minutes

©2007 20 minutes

Samedi soir, le Stade Français a remporté le 13e Bouclier de Brennus de son histoire, le cinquième depuis 1998. Cinq, c'est également le nombre de titres remportés par le Racing Club de France. Un géant du rugby hexagonal en sommeil depuis sa dernière grande aventure en 1990 jusqu'à la fusion en 2001 avec l'US Métro, censée lui permettre d'absorber le choc du professionnalisme.

Modeste 12e de Pro D2 au terme du dernier exercice en date, le Racing-Métro 92 a décidé de passer à la vitesse supérieure. A l'image de Mourad Boudjellal à Toulon, Jacky Lorenzetti compte bien ramener son club dans l'élite le plus tôt possible, afin de « renouer avec le succès et le lustre d'antan. » Pour ce faire, le président-fondateur du groupe Foncia ne fait pas les choses à moitié, avec notamment un budget (9 millions d'euros annoncés) et un recrutement dignes d'un prétendant à l'Europe, sans oublier un projet de stade de 20 000 places.

Capitaine du Stade Français depuis une décennie, David Auradou s'est laissé séduire par le discours ambitieux de Lorenzetti. Tout comme son ex-coéquipier Thomas Lombard (Worcester), Jeff Dubois (Toulouse), Sireli Bobo (Biarritz) ou encore les internationaux italiens Andrea Lo Cicero et Carlo Festuccia, ravis d'apprendre que le manager général s'appellerait Pierre Berbizier, sélectionneur de la Squadra Azzurra jusqu'à la Coupe du monde.

Pour Auradou, l'exemple du Stade Français, sorti de la 3e division au milieu des années 1990, est évidemment celui à suivre. « C'est un super challenge, assure Auradou. Quand je suis arrivé au Stade, on parlait d'un groupe de mercenaires, mais on a su créer une âme. J'espère qu'on fera pareil au Racing, d'autant qu'il y a la place pour deux grands clubs à Paris. »