24 Heures du Mans: Les cinq raisons pour lesquelles l’endurance, c’est mieux que la F1

AUTOMOBILE Plus de 250.000 fans sont attendus dans le Sarthe ce week-end...

Guilhem Richaud

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Porsche, Toyota et Audi se battront pour la victoire lors de la 83e édition. AFP PHOTO / JEAN FRANCOIS MONIER
Porsche, Toyota et Audi se battront pour la victoire lors de la 83e édition. AFP PHOTO / JEAN FRANCOIS MONIER — AFP

Ça fait longtemps que vous ne regardez plus la F1. A la base, ça vous passionnait, mais finalement, depuis quelques années, vous n’y trouvez plus vraiment d’intérêt. Rien n’est perdu. Pour retrouver le virus du sport automobile, regardez les 24 Heures du Mans. 20 Minutes vous donne les cinq raisons de préférer l’endurance à la F1.

En endurance, vous pouvez voir une Toyota gagner

Bon certes, ce n’est pas une Yaris, mais Toyota s’aligne au Mans cette année pour remporter la course. Favoris l’an dernier, le succès avait fui à cause de quelques soucis de fiabilité. Mais la marque japonaise avait la voiture qui consommait le moins, et de loin. Et c’est un atout de taille dans une course où on passe au stand presque toutes les heures. En 2015, avec une auto quasi similaire à l’année dernière, Toyota rêve de l’emporter. Et faire ce qu’il n’a jamais réussi en Formule 1. Arrivé en 2002 avec l’ambition de tout casser, le japonais a surtout détruit des moteurs. Bilan, 139 Grand Prix, des milliards dépensés, et zéro victoire. Tout juste une dizaine de podiums à se mettre sous la dent.

 

Championne du monde, Toyota rêve d’une première victoire au Mans. AFP PHOTO/JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP

Ici aussi, il y a des Ferrari

Vous suivez la Formule 1 parce que vous êtes fan de Ferrari. Et qui dit Scuderia, dit forcément F1. Vous vous trompez. Enzo Ferrari adorait venir dans la Sarthe. Et la marque au cheval cabré a remporté neuf fois l’épreuve dans la catégorie reine. Et si aujourd’hui Ferrari ne court plus en LMP1, de nombreuses voitures de la marque italienne seront en lice en catégorie GT. Et ne manqueront pas de se battre avec les Aston Martin pour la victoire. Un duel digne des meilleurs affrontements en F1 entre Michael Schumacher et Mika Häkkinen.

 

Visuel « 21e Minute » - 24 Heures du Mans - Réalisation Maureen Cros

>> Cliquez sur l’image pour découvrir notre « 21e Minute » consacrée aux 24 Heures du Mans.

Les pilotes de F1 sont au Mans

Mark Webber, Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Alexander Wurz, Nick Heidfeld… Tous ont roulé en F1, tous sont désormais au Mans. Et on vous épargne la liste complète. Ils sont une petite vingtaine à prendre le volant dans la Sarthe cette année. Fernando Alonso aurait même pu être de la partie, Porsche le voulait. Mais McLaren, son écurie de F1 n’a pas joué le jeu et ne l’a pas libéré pour l’occasion. Mais ce n’est que partie remise, il rêve de participer aux 24 Heures.

Les Français jouent les premiers rôles

Ne nous le cachons pas, nous sommes tous un peu chauvins. Mais sauf une tempête tropicale en pleine course, il est peu probable de voir Romain Grosjean gagner un Grand Prix de F1. Alors que Benoît Tréluyer (Audi) pourrait lui l’emporter dimanche pour la quatrième fois au Mans et rejoindre ainsi Henri Pescarolo et Yannick Dalmas au palmarès des Français les plus titrés dans la Sarthe. Et si ce n’est pas lui, Loïc Duval (Audi), Romain Dumas (Porsche) ou encore Stéphane Sarrazin (Toyota) ont toutes leurs chances.

Comment l’endurance a détrôné la F1

En endurance, les femmes ne sont pas cantonnées à jouer les pin-up

Qui a dit que le monde du sport automobile était macho ? Ok en F1, Bernie Ecclestone a une conception de la femme un peu spéciale. Mais en endurance, la question a été réglée depuis bien longtemps. Les premières femmes ont pris la première fois le volant en 1930. Et depuis la première édition en 1923, elles sont une cinquantaine à avoir participé. En 2015, pas de femmes au départ, mais le Pavillon des femmes, un espace dédié uniquement aux supportrices.