VIDEO. Ligue des champions: Supporter les filles du PSG et seulement elles? C'est possible!

FOOTBALL L'équipe masculine, «ce n'est pas le foot-passion»...

Paul Arrivé

— 

Les filles du PSG fêtent leur qualification pour la finale de la C1 le 26 avril 2015.
Les filles du PSG fêtent leur qualification pour la finale de la C1 le 26 avril 2015. — FRANCK FIFE / AFP

Finalement, le PSG la tient sa finale européenne. Pas forcément la plus attendue. Pas forcément la plus espérée. Pas forcément la plus médiatique. Mais jeudi (18h, en live sur 20 Minutes, évidemment) la section féminine du club parisien se déplace à Berlin pour affronter Francfort et tenter de rapporter le premier trophée européen à Paris de l’époque qatarie.

« Contre Wolfsburg, en demi-finale, il y avait Jean-Claude Blanc et Nasser Al-Khelaïfi dans les tribunes, rappelait Jessica Houara-d’Hommeaux, défenseur parisienne. Ils savent que cette saison, c’est le seul espoir d’avoir un trophée européen. » Preuve que ces filles-là ne comptent pas pour rien dans l’esprit des dirigeants.

Face à Francfort en finale, Laure Boulleau et ses coéquipières tenteront de succéder à… Wolfsburg, justement, double tenant du titre et donc éliminé par les Parisiennes en demi-finale (2-0 ; 1-2). Un exploit qu’il faudra renouveler au stade Friedrich-Ludwig de Berlin.

Des supporters bien à elles

Pour cela, elles pourront sans doute compter sur un contingent d’Ultras, désormais habitué à se déplacer avec toutes les sections qui portent les couleurs du PSG. Mais la montée en puissance des Parisiennes ces dernières années a également créé des vocations. Des support (rices) ers, peu concerné(e) s par l’équipe fanion, mais qui suivent assidûment le club, version féminine.

« En 2012, je me suis intéressée au foot féminin en faisant la rencontre de Linda Bresonik, la numéro 10 du PSG, explique Ludivine, l’une de ces supportrices. Elle m’a permis de découvrir ce sport et sa pratique féminine. Sa rigueur professionnelle et son charisme m’ont fait aimer ce que je ne connaissais pas. Je suis allé voir les matchs et j’ai adoré ». Depuis, elle suit régulièrement les féminines du PSG, mais sans pour autant s’intéresser à l’équipe masculine : « Le football féminin m’a fait connaître le football. Ça m’est arrivé d’aller voir un match des hommes, mais ce n’est pas le foot-passion. » Ludivine, team #FootballVrai ?

« Autant que je le peux, je suis mon équipe, poursuit-elle. J’étais au stade pour la 1/2 finale face à Wolfsburg, mais pour la finale je serai dans un café avec les autres supporters. J’ai vu une vingtaine de matchs cette année. C’est l’occasion de se réunir entre amis. Dans le stade il m’arrive d’agiter ma banderole ». Au point de créer des vocations ? « Un couple d’amis avec leur fille a annulé un week-end pour être avec nous et supporter l’équipe féminine du PSG. La petite souhaite désormais s’inscrire dans un club de football. Ils n’auraient jamais fait ça pour un match de l’équipe masculine… »

Deuxièmes (20 victoires, deux défaites) en championnat derrière l’intouchable Olympique Lyonnais (22 victoires en autant de rencontres), les filles du PSG ont ainsi l’occasion jeudi de s’inscrire durablement parmi les grandes d’Europe. Et de pousser un peu plus le football féminin sur le devant de la scène ? « Le sport féminin dans son ensemble est sous-estimé, assure Ludivine. Le fait que cette finale soit diffusée sur une chaîne publique est un premier pas, mais il faut que cet effort se confirme, se stabilise et se développe. » Il ne reste plus qu’à battre Francfort, alors.