Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Barcelone-PSG : Les Parisiens ne sont pas déçus, ils sont tombés «contre beaucoup plus forts qu’eux»

Barcelone-PSG : Les Parisiens ne sont pas déçus, ils sont tombés «contre beaucoup plus forts qu’eux»

FOOTBALLPersonne n’a eu l’air de trop regretter la tournure des évènements au Camp Nou…
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Barcelone,

C’est à se demander s’ils y croyaient vraiment. Enfin, la question est plus rhétorique qu’autre chose. Déjà, la veille, entre un Javier Pastore rigolard et un Laurent Blanc limite taquin, on avait eu quelques doutes sur les intentions parisiennes. Ils devaient bluffer, pensait-on. Et bien non. Le PSG est entré dans l’arène comme déjà vaincu, même si le Barça n’a pas laissé beaucoup de place au rêve.

>> Le match à revivre en live comme-à-la-maison

«Rien que de voir l'attitude sur les premières actions, le pressing dans le camp adverse et les occasions qui se sont succédé, cela a renforcé l'équipe», juge Luis Enrique, qui fait mieux que Guardiola avec 42 victoires sur ses 50 premiers matchs à la tête du club. Dès le début, c’est vrai, Paris a pris la foudre, enfin une foudre méthodique, comme le Barça les aime. «On savait que ce serait une misssion difficile, concède Maxwell. Je ne sais pas s’il y a une équipe qui a déjà marqué trois buts ici (le Bayern en 2013, ndlr). On savait qu’on laisserait des espaces… Le premier but a un peu tué cette envie qu’on avait de bien faire». Il fallait une longue-vue, tout de même, pour la voir à l’œuvre cette envie. On l’a aperçue autour de la 20e minute, mais ça n’a pas duré, comme les appels de Zlatan et de Cavani.

«Contre Barcelone, il faut courir, courir, courir»

Le losange à la lyonnaise choisi par Laurent Blanc n’a pas eu les résultats espérés. «Je m'attendais à ce qu'on fasse un meilleur match mais l'adversaire ne l'a pas permis, comme au match aller, reconnaît l’entraîneur parisien. Leur qualité individuelle et collective fait que tu as beau donner le maximum défensivement et offensivement, c’est compliqué». S’il y a eu du mieux en deuxième mi-temps, c’était moins grâce à Paris qu’en raison de la gestion pépère des Catalans. Passes à dix, ola dans les tribunes, ouverture du banc jusqu’à Sergi Roberto, cela a ressemblé, à un moment, à un match amical de milieu d’été.



«On était un peu fatigués, se défend Javier Pastore, en grosse difficulté mercredi soir. Contre Barcelone tu as besoin de courir, courir, courir, dans la tête, c’est pas facile. La fatigue arrive plus vite quand tu ne vois pas beaucoup la balle». David Luiz, qui a passé 90 minutes à serrer les jambes le plus fort possible, confirme l’impression d’impuissance : «Le barça a contrôlé le match tout le long. C’est une équipe avec une philosophie tellement affirmée, c’est impressionnant». Une phrase qu’on a dû entendre cent fois en un quart d’heure de zone mixte. Il doit y avoir un fond de vérité, alors.