Ligue 1: Top 6 des banderoles qui ont fait polémique

FOOTBALL Après celle des Lyonnais sur le tramway stéphanois dimanche, best of des banderoles qui ne passent pas...

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La banderole anti-ch'ti de la finale de la Coupe de la Ligue, le 31 mars 2008, au Stade de France.
La banderole anti-ch'ti de la finale de la Coupe de la Ligue, le 31 mars 2008, au Stade de France. — I>TELE / AFP

Milieu de deuxième mi-temps dimanche soir. En plein cœur d'un bouillant derby entre Lyonnais et Stéphanois (2-2), les supporters locaux décident de déployer une banderole d'assez mauvais goût pour chambrer leurs rivaux. Le message ne passe pas vraiment et n'est pas sans rappeler plusieurs autres épisodes douteux d'expression populaire.

1. «Les Gones inventaient le cinéma... Quand vos pères crevaient dans les mines»

 

Il y a 15 ans, à Geoffroy-Guichard, les supporters lyonnais avaient déjà fait polémique en sortant une banderole sur l'histoire des deux villes. Lyon et les Frères Lumière d'un côté, le passé minier de Saint-Étienne de l'autre. Le message, insultant, ne passe pas. Du tout. Les Parisiens prendront la défense des Verts avec un cinglant «Pendant que vos pères inventaient le cinéma, les nôtres n... vos mères».

2. «Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis»

Mars 2008, finale de Coupe de la Ligue. Au stade de France, les Parisiens battent Lens (2-1) sur un penalty de Bernard Mendy dans les arrêts de jeu. Mais si l'on retient une seule chose de cette finale, c'est bien la banderole déployée par les Parisiens aussi bien en référence au film de Dany Boon qu'à l'affaire d'Outreau. La «blague» ne fait pas rire grand monde mais réagir tout le monde et ses auteurs prendront 500 euros d'amende et un an d'interdiction de stade.

3. «La chasse est ouverte: tuez-les !»

Saison 2006-2007, en plein milieu de la domination lyonnaise sur la Ligue 1, les Gones se déplacent à Geoffroy-Guichard avec 13 points d'avance sur les Verts. Ils y sont «chaleureusement» accueillis par une banderole et les noms des joueurs tagués sur des animaux en prime. Les «Magic Fans» écoperont d'une amende de 500 euros avec sursis.

4. «Trois ans sans Julien, trois ans qu'on est bien»

Vendredi 20 novembre 2009, l'OM s'impose face au PSG au Vélodrome (1-0) mais dans les tribunes une banderole ne passe pas. Celle-ci fait référence au décès de Julien Quemener, supporter parisien tué par un policier trois ans plus tôt. Les «South Winners» rejetteront le message et s'excuseront. Pas suffisant pour le porte-parole de la tribune Boulogne...

5. «Le Qatar finance le PSG... Et le terrorisme»

 

Ce Top 6 se termine par une doublette bastiaise. Peu après les attentats de «Charlie Hebdo», les Parisiens se déplacent à Furiani. Les Bastiais y déploient un message contre le Qatar, au timing un peu douteux. Si son auteur affirmera qu'elle avait été prévue de longue date, le club écopera d'une amende de 35000 euros

6. «Kébé on n'est pas raciste... La preuve on t'encule !»

Février 2008, Furiani. Bastia est alors en deuxième division et reçoit Libourne Saint-Seurin. Boubacar Kébé, attaquant girondin, blessé, est absent, mais la banderole lui est adressée en référence au match aller. Expulsé, il avait alors adressé un doigt d'honneur aux visiteurs avant de déclarer avoir été victime d'insultes racistes. Une plainte contre X est déposée, la sphère médiatique s'emballe et un point est provisoirement retiré à Bastia. Après le match retour et la banderole, une sanction d'un match à huis clos et un retrait de deux points sont infligés au club corse.