Le président du club de Nîmes Jean-Marc Conrad lors d'une conférence de presse le 7 juillet 2014 à Nîmes
Le président du club de Nîmes Jean-Marc Conrad lors d'une conférence de presse le 7 juillet 2014 à Nîmes — - AFP

FOOTBALL

Soupçons de matchs truqués: La LFP frappe fort contre Nîmes, rétrogradé en National

La commission de discipline de la LFP a rendu son verdict ce mardi soir…

La sentence est tombée. Réunie lundi et mardi en session exceptionnelle, la commission de discipline de la LFP a livré son verdict ce mardi soir concernant l’intégrité des rencontres disputées par Nîmes en fin de saison dernière. Pour elle, quatre matchs – CA Bastia-Nîmes du 11 avril, Dijon-Nîmes le 24 avril, Caen-Nîmes le 13 mai et Créteil-Nîmes le 16 mai – ont «fait l’objet de contacts qui peuvent être qualifiés de tentative d’arrangement».

On ne parle pas ici de matchs arrangés ou truqués «car pour chacun aucune suite n’a été donnée aux tentatives» des dirigeants nîmois. «Ces approches sont le fait de Jean-Marc Conrad (alors président de Nîmes) et de Serge Kasparian (alors actionnaire principal)», a précisé le président de la commission, Sébastien Deneux.

En conséquence, les sanctions sont nombreuses côté nîmois :

- La rétrogradation d’une division du club à l’issue de cette saison.

- Serge Kasparian interdit de licence pour dix ans.

- Jean-Marc Conrad suspendu de toutes fonctions officielles pour sept ans.

- Franck Toutoundjian (proche de serge Kasparian) suspendu de toutes fonctions officielles pour deux ans.

- Michel Moulin (intermédiaire) interdit de prendre une licence pour un an.

- Mohamed Regragui (proche de Jean-Marc Conrad) suspendu de toutes fonctions officielles pour un an, dont six mois avec sursis.

- Kaddour Mokkedek (responsable de la sécurité et de la communication du club) suspendu de toutes fonctions officielles pour deux ans.

Aucune sanction n'a donc été prise contre des responsables des clubs contactés. Un rappel à l'ordre a tout de même été formulé à Stéphane Rossi (entraîneur du CA Bastia), Olivier Dall'Oglio (entraîneur de Dijon), Armand Lopes (entraîneur de Créteil) et Michel Milojevic. «Ils auraient dû alerter la Ligue sur ces tentatives d'arrangement», a expliqué Sébastien Deneux. Aucune charge n'a été retenue contre le président caennais Jean-François Fortin, «qui dès qu'il a été mis au courant d'un contact a mis fin à la discussion».

Appel possible devant la FFF

Actuellement 8e de Ligue 2, le club de Nîmes évoluera donc en National la saison prochaine... si les choses restent en l'état. En cas de montée en Ligue 1, il restera en Ligue 2 et si jamais le club venait à descendre sportivement en National, il évoluera en CFA.

Toutes les personnes concernées ont désormais dix jours pour faire appel devant la Commission supérieure de la Fédération française. Tout appel serait suspensif. Cette affaire de tentative d'arrangements de matchs n'est pas donc pas terminée.

Déjà, son volet judiciaire est toujours en cours. Parallèlement à la justice sportive, une procédure pénale est ouverte, avec six personnes mises en examen, dont Michel Moulin, Jean-Marc Conrad et Jean-François Fortin.