VIDEO. Retour possible de Bartoli: Ils sont sortis de leur retraite (une fausse bonne idée?)

COME-BACK Comme Marion Bartoli va peut-être le faire, quelques joueurs et joueuses de tennis ont tenté de revenir après avoir annoncé leur retraite...

N.C.

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Kim Clijsters et sa fille Jada après sa victoire à l'US Open 2009.
Kim Clijsters et sa fille Jada après sa victoire à l'US Open 2009. — TIMOTHY A. CLARY / AFP

Marion Bartoli va-t-elle sortir de sa retraite? La Française, retirée des courts depuis août 2013, a annoncé lundi sur Twitter qu’elle réfléchissait à un éventuel retour. A 30 ans, elle ne serait pas la première à succomber à la tentation, particulièrement en tennis. De Bjorn Borg à Martina Hingis, ils sont quelques-uns à avoir tenté le coup. Sans trop de succès, à une exception près.

Le retour le plus oldschool: Bjorn Borg

En baisse de motivation depuis 1981, le Suédois tire officiellement sa révérence au début de l’année 1983 après 11 victoires en Grand Chelem (6 Roland Garros et 5 Wimbledon). Mais à même pas 27 ans, l’envie de jouer est tout de même encore là. Après quelques matchs en exhibition à la fin des années 80, Borg tente un come-back en 1991. Fidèle à sa légende, il revient avec sa vieille raquette en bois à la main. Evidemment dépassé par les événements, il cumule les défaites au premier tour. Sa douzième et dernière a lieu en 1993, à Moscou, face à Alexander Volkov (7-9 au tie-break du 3e set).

Le retour le plus controversé: Martina Hingis

Star de la fin des années 90, la jeune - et insolente - Martina remporte cinq Grand Chelem entre 1997 et 1999 avant se retirer. En 2003, minée par les blessures physiques (pied) autant que morales (Open d’Australie et Indian Wells 2002), elle annonce sa retraite, à 23 ans. Trois ans plus tard, là revoilà sur les courts. Et cela se passe plutôt bien. Elle ajoute une 41e ligne à son palmarès en mai, à Rome, avant un quart de finale à Roland.

Elle participe même au Masters de fin de saison, et entame 2007 avec appétit. Mais elle ne la finira pas. En novembre, elle annonce avoir été contrôlée positive à la cocaïne lors du tournoi de Wimbledon quelques mois plus tôt. Elle se dit innocente mais met immédiatement un terme à sa carrière. Un come-back en cachant toujours un autre, ou presque, elle est revenue sur le circuit en 2013 pour disputer quelques tournois en double.

Le retour le plus triomphal: Kim Clijsters

Le «feu s’était éteint», à seulement 23 ans. Vainqueur de l’US Open 2005, la Belge part précipitamment en 2007 pour se consacrer à sa vie de famille. Mais entre deux couches, l’envie de remettre quelques coups droits long de ligne commence à la titiller. Alors elle décide de revenir, en 2009. En mars, elle annonce la couleur. En septembre, elle remporte l’US Open, tout simplement. L’image d’elle soulevant le trophée accompagnée de sa petite Jada est encore dans les mémoires.

Elle récidivera l’année suivante, faisant de Flushing Meadows sa maison. Et prouvant qu’un retour pouvait aussi être triomphant.

Le retour le plus blessant: Justine Hénin

Mai 2008. Numéro 1 mondiale, Justine Hénin lance une bombe à laquelle personne ne s’attendait. Pour elle, le tennis, c’est fini, et de manière «irrévocable». En tout cas pendant 16 mois. Elle annonce en effet son retour en septembre 2009, admettant qu’elle avait fait une erreur. Elle réussit un retour fracassant à la compétition début 2010 en atteignant la finale de l’Open d’Australie. La suite sera plus douloureuse. Victime d’une rupture partielle du ligament du coude droit à Wimbledon, elle n’en guérira jamais vraiment. Forfait pour la reprise de la saison 2011 en Australie, elle est contrainte de s’arrêter définitivement.

Le retour le plus improbable: Rodolphe Gilbert

Il n’est pas le plus connu de la liste, mais peut-être le plus courageux. Rodolphe Gilbert, 61e mondial au plus haut de sa carrière, s’est retiré des courts en 2001… pour y revenir en 2008, à l’âge de 40 ans. «J'ai joué quelques matchs pour voir ce que ça donnait et je trouvais que je jouais plutôt bien. J'ai trouvé ça sympa et l'envie m'a pris. J'aime jouer au tennis et faire de la compétition, tout simplement. Je n'ai pas d'attente de résultat, juste l'envie de retrouver des sensations de jouer des balles de break, de set, de match. J'aime les sensations que procure le fait de gagner et même de perdre», justifiait-il à l’époque dans Le Monde. Cela durera quelques matchs, le temps notamment de pousser Paul-Henri Mathieu (25e mondial à l’époque) dans ses retranchements à l’Open de la Baie de Somme (7-6, 6-4). Et de montrer, surtout, «qu'à 40 ans on peut encore bien jouer au tennis».