JO 2024 à Paris: Thierry Braillard ne veut pas «de Jeux trop coûteux»

JEUX OLYMPIQUES Le secrétaire d’Etat chargé des Sports défend la candidature de Paris aux JO de 2024…

Antoine Maes

— 

Thierry Braillard, le secrétaire d'Etat chargé des sports, le 1er février 2015 à Doha.
Thierry Braillard, le secrétaire d'Etat chargé des sports, le 1er février 2015 à Doha. — KARIM JAAAFAR / AL-WATAN DOHA / AFP

Le début du processus. Alors que le rapport sur la faisabilité et l'opportunité d’une candidature de Paris aux JO de 2024 est dévoilé ce jeudi, Thierry Braillard, le secrétaire d’Etat chargé des Sports, défend le projet. Mais prévient: décrocher les JO, «ce n’est pas un 100 m, c’est un marathon».

La remise de ce rapport marque-t-elle le début d’une candidature de Paris à l’organisation des Jeux de 2024?

Il ne faut pas aller trop vite. La maire de Paris a fixé un cap qui me convient: c’est au mouvement sportif de porter cette candidature. Il est donc normal qu’elle ait la primeur du rapport. Il lui sera remis jeudi. Ensuite, il y aura le président de la région. Puis Patrick Kanner et moi, nous le recevrons demain soir (jeudi). Ensuite, il faudra étudier ce dossier et rechercher le consensus. Nous voulons obtenir l’adhésion populaire à tous les niveaux. En juin, il faudra prendre une décision, avec le président de la République et le Premier ministre. Après la phase d’attente, on passe au processus de réflexion avant la phase de décision.

On dit souvent que l’organisation des JO coûterait très cher…

La maire de Paris a fixé des principes. On ne veut pas des jeux trop coûteux. On souhaite plutôt des Jeux fondés sur le développement durable, l’adhésion populaire. Lors de la dernière convention du CIO en décembre, Thomas Bach a été dans ce sens. En mettant une sorte de coup d‘arrêt à cette course à l’exorbitant qui commençait à nuire à l’image des Jeux Olympiques. Pour nous, le coût d’une candidature ne sera pas élevé, pour des raisons essentielles: nous avons toutes les infrastructures pour les organiser sur Paris et le Grand Paris. Le stade olympique, le Vélodrome, nous les avons. Quels sont les deux postes qui coûtent le plus chers? Le village olympique et les infrastructures de transport. Il se trouve que la France ne verra pas d’un mauvais œil d’avoir un Village qui pourra se transformer en logements étudiants et sociaux. Quant aux infrastructures de transports publics, les habitants du Grand Paris ne se plaindront pas de voir encore des améliorations. L'investissement va au-delà des jeux olympiques.

Peut-on imaginer un référendum pour consulter les Français?

Je ne pense pas qu’un référendum sur les Jeux soit nécessaire. Les sondages servent déjà à indiquer la façon dont les Français voient les choses. Il y a une volonté collective de mener cette aventure magnifique et d’obtenir l’organisation des JO 2024. C’est dans neuf ans. Si à ce jour, il y a déjà un engouement populaire, imaginez une fois qu'on aura détaillé la candidature, qu’on aura mobilisé… Je pense qu’il y aura un tel élan, un tel dynamisme qu’on ne regrettera pas cette candidature.