Zlatan Ibrahimovic au Musée Grévin: «Il fait moins méchant que Chabal»

FOOTBALL La statue du Suédois a fait son entrée lundi…

Romain Baheux

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Zlatan Ibrahimovic pose devant son double de cire, le 9 février 2015, au musée Grévin de Paris. S. de Sakutin / AFP
Zlatan Ibrahimovic pose devant son double de cire, le 9 février 2015, au musée Grévin de Paris. S. de Sakutin / AFP — AFP

«Au début, je l’ai trouvé assez calme. Il semblait un peu intimidé.» Non, ce n'est pas d’un jeune cadre stressé pour ses premiers pas dans sa nouvelle boîte, mais bien de Zlatan Ibrahimovic dont se souvient Eric Saint-Chaffray. Le 14 mai 2014, le sculpteur est l'un de ceux à prendre en charge l'attaquant du PSG au musée Grévin. Ce jour-là, le processus de création de la statue de cire du Suédois, présentée officiellement lundi soir en sa présence, débute par les traditionnelles mesures sur un modèle, «qui se laissait aisément manipuler».

«On m'avait mis en garde en me disant qu'il allait être compliqué à gérer, se rappelle le sculpteur, auteur des répliques de Barack Obama, Sébastien Chabal ou de Simone Veil. Finalement, il ne s'est pas montré très bavard, mais il était charmant. Moi, j'aurais voulu qu'il fasse le méchant, mais on n'a pas réussi à avoir cette posture au premier rendez-vous. Il était souriant, mais aussi là parce qu'on lui avait demandé de venir.»

Zlatan Ibrahimovic a été mesuré de près pour la réalisation de sa statue. - Photo musée Grévin/DR

 «Le but n'est pas de poser à côté d'un grizzly»

Petit à petit, la star parisienne va pourtant se prendre au jeu. A la rencontre suivante, Ibrahimovic montre de la curiosité pour la première version de la réplique de son visage. «Il était assez content du résultat. On a échangé sur les points qu'il voulait changer, mais sans trop en faire car il a une certaine pudeur, explique l'artiste. Si j'ai prêté une attention particulière à son nez? On ne l'oublie pas car il est bien présent. Mais pour moi, c'est un ensemble de volumes, tout est important.»

Le sculpteur travaille sur le modelage de la future statue d'Ibrahimovic. - Musée Grévin/DR

Pointilleuses, les équipes du musée Grévin ont poussé le souci du détail jusqu'à recenser et imiter les tatouages du Suédois sur les parties de ses bras visibles au public. Ibrahimovic doit en jeter, impressionner le visiteur, «sans faire peur pour autant, poursuit Eric Saint-Chaffray. Les gens doivent pouvoir prendre une photo à côté de lui sans avoir l'impression de poser avec un grizzly. Il est impressionnant, mais sa statue fait moins peur que celle de Sébastien Chabal qui jouait vraiment là-dessus. Elle transmet un sentiment de force. Je pense qu'il sera content du résultat final.» Zlatan qui aime Zlatan? Pas très surprenant dans le fond.