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VIDEO. XV de France: Thomas, Atonio, Lopez, les trois nouveaux qui vont vous faire aimer les Bleus

VIDEO. XV de France: Thomas, Atonio, Lopez, les trois nouveaux qui vont vous faire aimer les Bleus

RUGBYLes Bleus débutent le Tournoi samedi contre l’Ecosse…
B. V.

B. V.

A moins d'un an de la Coupe du monde, on a du mal à se passionner pour ces Bleus, incapables de gagner le moindre Tournoi des six nations depuis l'arrivée de Philippe Saint-André en 2012. A sept mois de la Coupe du monde en Angleterre et au pays de Galles, il est temps de vibrer de nouveau. 20 Minutes vous raconte l'histoire de cinq Bleus qui devraient vous faire vibrer devant votre télévision.

Suivez France-Ecosse en live comme-à-la-maison à partir de 17h30

Teddy Thomas, le joueur youtube

Teddy Thomas est devenu célèbre un soir de novembre dernier, lorsqu’il a déposé toute la défense de l’Australie en trois crochets. Teddy Thomas, c’est le joueur frisson, capable de faire gagner un match à tout moment. Le joueur youtube un peu aussi: des essais magnifiques qui font des millions de vues, mais quelques errements défensifs coupables pas toujours passés inaperçus et un retard à l’entraînement qui lui avait coûté cher. On s’en fout un peu: tant que l’ailier du Racing assure le spectacle, on prend.



Uini Atonio, le gros nounours

Vu comme ça, Uini Atonio est une montagne. Du haut de son 1,97m et de ses 143 kilos, le pilier d’origine samoane est un bon camarade à avoir en cas de déménagement. Il est pas mal aussi en mêlées et quand il s’agit de charger une défense. Mais au-delà d’être le joueur le plus lourd de l’histoire du XV de France, obligeant d’ailleurs l’équipementier des Bleus à sortir une taille de maillot «jamais utilisée», Atonio est surtout un mec drôle, passionnant et attachant. Malgré une timidité presque maladive – il n’arrive pas à dormir les nuits précédant les points presse, il commence à s’habituer aux caméras et son français à l’accent mi-pacifique mi-rochelais est un délice. Quand on lui demande si ça vie a changé depuis ses premières sélections, il répond (à l’Equipe): «Avant, je rentrais à la maison et je jouais à la PS4 pendant cinq-six heures. Là, je fais un peu plus de stretching. Je fais attention à la diététique.» Au point d’avoir faim en se couchant? «Mais non! Vous parlez comme si je n’avais pas mangé pendant trois jours. Je mange la même chose, mais en diminuant. Si je prenais un poulet entier, j’en mange la moitié maintenant.»



Camille Lopez, l’ex-gros

Et si c’était lui, le 10 que la France attend depuis Titou Lamaison? Son parcours est sinueux, mais son talent est réel. A 25 ans, Camille Lopez a mis moins d’une demi-saison à s’imposer comme l’ouvreur titulaire de Clermont, envoyant Brock James sur le banc. Pied précis, excellente vision du jeu, bonne défense, il a tout, et même de bonnes jambes. Ce qui n’était pas gagné. Avant de rejoindre Bordeaux, où il a éclaté au plus haut niveau il y a trois saisons, Lopez était gras comme un cochon. «A son arrivée, il était à 96 kilos (pour 1,75m), brut de décoffrage, ne s'était jamais entraîné, témoigne à l’Independant Ludovic Loustau, le préparateur physique de l’UBB. Le potentiel était là, il suffisait juste de l'enflammer.» En un an de préparation, il le ramène à 86 kg, et tout en muscle. C’est sûr qu’après, on court plus vite.

Camille Lopez avant/après - Montage 20minutes

Alexandre Dumoulin, mi-Fofana mi-Bastareaud

Parce que l’excitation médiatique autour d’un tournoi des VI Nations est toujours un peu particulière, Alexandre Dumoulin a préféré crever l’abcès il y a quelques semaines, en annonçant publiquement être le fils biologique de Marc Cécillon, ancienne légende du XV de France, condamné pour le meurtre de sa femme en 2004. Histoire qu’on ne lui en parle plus. Car Alexandre Dumoulin est surtout un super joueur de rugby. Un centre «nouvelle génération», sorte de mix entre la vitesse de Wesley Fofana et la puissance de Mathieu Bastareaud. Blessé pour le match face à l’Ecosse, on devrait le voir en action un peu plus tard dans ce tournoi.

Rabah Slimani, l’enfant de la banlieue

Son itinéraire n’est pas tout à fait comme les autres. Quand tous ceux autour de lui s’essayaient au foot, l’enfant de Sarcelles Rabah Slimani a choisi l’ovale. Un rugbyman de la banlieue, c’est pas courant. «Le rugby est venu un peu par hasard dans ma vie, c’est un sport que personne ne connaissait chez moi, il a fallu convaincre mes parents de m’y inscrire», en sourit-il d’ailleurs. Son premier coach expliquait qu’il a fallu l’«harceler pour qu’il nous rejoigne. Il aime bouffer alors il venait au club pour prendre des goûters mais il s’est rapidement pris au jeu.» C’est peut-être pour ça qu’il est devenu pilier.