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Saint-Etienne-Lyon «est comparable à PSG-OM», selon Stéphane Pédron
FOOTBALL•L’ancien milieu des Verts en a disputé de nombreux dans sa carrière…Propos recueillis par Romain Baheux
C’est un peu Monsieur derby. Passé par Saint-Etienne, Lens et Lorient, l’ex-milieu de terrain Stéphane Pédron a vécu la tension des confrontations avec les rivaux locaux de ses clubs. Pour lui, l’affrontement entre les Verts et Lyon, dont le nouvel acte se déroule dimanche à Geoffroy-Guichard, n’a aucun concurrent digne de ce nom dans l’Hexagone.
De tous les derbies que vous avez disputés, lequel est le plus attendu?
Lyon-Saint-Etienne. Quand je suis arrivé chez les Verts, on m'a fait très vite comprendre que c’est le match très très important de la saison. Je mettrais le derby du Nord juste derrière. Je place ensuite les rencontres entre les équipes bretonnes où il y a plus une rivalité de clocher qu'autre chose. Quand on parle de derby, il y a l’aspect pression qui est très important. En Bretagne, les supporters ne vous tombent pas dessus si vous perdez. A Saint-Etienne, on ne vous parle que de ça. On essaie de se préparer comme d’habitude mais on sent bien que tout autour du club, ça se tend. Je ne trouve qu’il n’y a plus qu’un derby en France et c’est celui-là.
Un Saint-Etienne-Lyon, c'est aussi tendu entre les joueurs?
A mon époque, ça s’était calmé sur la pelouse. Je n’ai pas connu les derbies agressifs où ça se donnait beaucoup de coups. Allez, on y va un peu plus que dans d’autres matchs mais on connaît les joueurs en face et l’esprit reste très souvent correct. Après, il y a des gars du coin qui sont encore plus motivés à l’idée d’affronter le rival. A Saint-Etienne, Julien Sablé n’avait pas envie de perdre ce match même s’il était jeune. A Lens, c’est Jean-Guy (Wallemme) qui attendait le match contre le Losc.
En termes d'ambiance, lequel est le plus fort à vivre?
Là encore, il n’y a pas photo, c’est le derby rhodanien. Ça m’a surtout marqué à Geoffroy-Guichard où il y a bien plus d’ambiance qu’à Lyon. Je garde aussi un bon souvenir d’un Lens-Lille où ça avait pas mal bougé. Mais les jours de derby, c’était vraiment quelque chose dans les rues de Saint-Etienne. Ce que vous pouvez accomplir dans cette rencontre marque les gens. Quand je pars au ski, je m’arrête à Saint-Etienne chez des amis un ou deux jours. Si je passe en ville, des personnes me reconnaissent et viennent me parler du but que j'avais inscrit contre l'OL. C'est assez dingue.
Vous avez joué un OM-PSG, ça peut se comparer avec un Saint-Etienne-Lyon?
Oui, je trouve. On voit le même genre de choses et ressent la même tension dans la préparation. En dehors, c'est quand même plus chaud. Avec Paris, on avait dû se faire escorter par la police pour rejoindre le Vélodrome. Avec Saint-Etienne, je n’ai pas souvenir que l'on ait dû en arriver là.
Quel est le joueur qui vous a le plus marqué dans vos derbies?
Je dirais Sonny Anderson. A l'époque, il évoluait à Lyon et c'était la star de la Ligue 1, un peu comme Zlatan Ibrahimovic aujourd'hui.


















