Soupçons de matchs truqués: De nombreuses interpellations en Ligue 2 autour des matchs de Nîmes

FOOTBALL Des interpellations ont eu lieu tôt mardi matin et pourraient déboucher sur un scandale de matchs truqués en L2...

J.L.

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Nîmes et Toulouse se sont affrontés en match amical le 9 juillet 2014.
Nîmes et Toulouse se sont affrontés en match amical le 9 juillet 2014. — LANCELOT FREDERIC/SIPA

La Ligue 2 pourrait vivre quelques jours très agités. Selon des informations du Parisien et de M6, les enquêteurs du Service central des courses et jeux (SCCJ) auraient arrêté mardi matin un certain nombre de suspects soupçonnés d'avoir truqué plusieurs matchs du dernier championnat de L2 afin d'aider le club de Nîmes à ne pas descendre en National.

Bastia-Nîmes, le 11 avril 2014 (0-0); Dijon-Nîmes le 25 avril 2014 (5-1 pour Dijon), Angers-Nîmes, le 6 mai 2014 (2-3) et Caen-Nîmes, le 13 mai 2014 (1-1) seraient les matchs concernés. Parmi les personnes interrogées figureraient selon le Parisien Jean-François Fortin, le président caennais, aujourd'hui en L1, ainsi que Jean-Marc Conrad, le président nîmois, et Serge Kasparian, 59 ans, ancien actionnaire du Nîmes Olympique, déjà incarcéré dans une enquête portant sur le cercle de jeu parisien le Cadet.

Serge Kasparian extrait de sa cellule pour être entendu

Ce dernier est soupçonné par les enquêteurs d'avoir tenté de trouver un arrangement financier avec plusieurs dirigeants et joueurs adverses afin que Nîmes puisse se maintenir en L2, ce que le club a réussi à faire lors de la dernière journée.

Les policiers ont mené mardi matin une série de perquisitions à Nîmes, Angers, Caen et Dijon, et procédé à plusieurs interpellations dans certains clubs de football de ces localités. Les faits visent des actes de présumée «corruption active et passive», selon des sources proches de l'enquête citées par l'AFP. Le nombre exact des gardes à vue n'a pas été précisé. M. Kasparian devait, dans le cadre de cette enquête, être extrait de sa cellule pour être entendu.