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Ligue 1: La mode des BD sur le PSG décryptée

Ligue 1: La mode des BD sur le PSG décryptée

FOOTBALLUn cinquième ouvrage prenant pour héros principaux les joueurs parisiens sort mercredi…
Julien Laloye

J.L.

Elles ne détrôneront pas Olive et Tom tout de suite, mais à force de s’y mettre à plusieurs, on ne sait jamais. Mercredi sort une cinquième bande dessinée qui traite du PSG, sans compter les suites. PSG Heroes (éditions Soleil), rejoint PSG academy (Soleil aussi), Paris vaut bien un cheikh (éditions 12bis), Zlatan Style (Hugo et cie), et Dans la peau de Zlatan (éditions 12 bis). Rien que ça.

«Nous avons été les premiers à traiter le sujet Zlatan et c'est sans doute ce qui a provoqué cet engouement de la part d'autres éditeurs qui ont dû penser qu'il y avait un marché... C'est souvent le cas dans le monde de l'édition actuel», explique Pat Perna, scénariste de Dans la peau de Zlatan avec Philippe Bercovici.

«Les éditeurs ont pensé qu’il y avait un marché»

La personnalité affirmée et le physique propice à la caricature du Suédois ont clairement inspiré les éditeurs, au-delà même de la galaxie PSG. «Zlatan pourrait jouer à Guingamp, ça ne changerait pas ma façon de faire des gags, ajoute Perna. C'est uniquement lui qui m'amuse parce que c'est naturellement un personnage de BD». Arrogant, vaniteux, et parlant de lui à la troisième personne, un peu comme en vrai. Arnaud Ramsay, journaliste sportif freelance, a lui été contacté par les éditions 12 bis pour une BD mêlant sport et enquête sur le foot business. «C’était aussi humoristique, mais avec pour objectif de raconter un peu l’envers du décor, l’influence du Qatar, l’argent, les transferts faramineux…»

Le point commun de ces bandes dessinées? Elles sont «non autorisées», c'est-à-dire que leur contenu n’a à aucun moment été validé par le PSG, à la différence de celles des éditions Soleil, qui ont tablé sur un partenariat au long cours. «Le club a quelques demandes, comme de rester dans le politiquement correct, ne pas montrer de violence gratuite, ou des choses comme ça, mais ça reste assez libre», détaille Philippe Briones, dessinateur de PSG Heroes. La direction a tout de même fait discrètement passer une liste de noms à mettre en avant dans le scénario.

«Un coup de fil d’Al Jazeera»

Elle n’a par contre jamais décroché son téléphone pour tancer les auteurs rebelles. «J’ai offert la BD à Jean-Claude Blanc à la sortie d'un plateau télé, se rappelle Ramsay, mais il ne m’a rien dit. Par contre, je sais que l’éditeur a reçu un coup de fil assez mystérieux d’Al Jazeera, au Qatar, qui voulait y jeter un œil. On n’a jamais donné suite». La publicité, même négative, était en effet superflue. Comme les autres BD sur le PSG, Paris vaut bien un cheikh s’est plutôt bien vendue, autour des 10/12.000 exemplaires. Une moyenne qui devrait exploser avec PSG Heroes: Philippe Briones a été invité à venir faire une séance de dédicaces à la boutique du club au Parc des Princes. C’est pour l’instant le seul à avoir eu cet honneur.