Masters de Bercy: Après deux exploits, Lucas Pouille a rendez-vous avec son idole

TENNIS Après avoir battu Fabio Fognini mercredi, le jeune Français issu des qualifications s'apprête à défier Roger Federer, dont il est fan depuis tout jeune, en 8e de finale...

Nicolas Camus
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Le Français Lucas Pouille, lors de sa victoire contre Fabio Fognini au 2e tournoi du Masters 1000 de Bercy, le 29 octobre 2014.
Le Français Lucas Pouille, lors de sa victoire contre Fabio Fognini au 2e tournoi du Masters 1000 de Bercy, le 29 octobre 2014. — MIGUEL MEDINA / AFP

Un rêve éveillé. Issu des qualifications, le Français Lucas Pouille est en train de réaliser le meilleur tournoi de sa jeune carrière au Masters 1000 de Bercy. Le Nordiste de 20 ans, 176e joueur mondial, a battu Fabio Fognini (20e mondial) mercredi, au deuxième tour, après avoir sorti Ivo Karlovic (27e) la veille. «Chaque jour, j’ai l’impression de faire la "perf" de ma vie. Je joue vraiment mon meilleur tennis», apprécie-t-il.

Lucas Pouille n’est pourtant pas du genre à s’enflammer. Joueur réfléchi, solide des deux côtés, il a fait partie du top 30 mondial chez les juniors, catégorie dans laquelle il a atteint les quarts de finale de l’Open d’Australie, en 2011. La transition avec le circuit senior n’a pas été simple, mais après une blessure au poignet qui l’a embêté cet été, il semble enfin lancé. Apparu serein devant la presse après ce deuxième exploit en deux jours, le Nordiste a maintenant hâte de passer à la suite. Car c’est son idole de jeunesse qui l’attend jeudi en 8e de finale.

«J’ai toujours rêvé de le jouer»

Lucas Pouille va en effet trouver sur son chemin le grand Roger Federer. «Je suis fan de lui, j’ai toujours rêvé de le jouer. J’aime vraiment tout dans son jeu, raconte-t-il. Je vais profiter au maximum et tout donner.» Car si affronter le Suisse sur le central de Bercy est pour lui un honneur, le jeune Français ne compte pas entrer sur le court juste pour demander un autographe. «Il va falloir bien gérer la tension et la pression, mais je n’ai aucune crainte, affirme le Nordiste. Je me sens bien, je ne vois pas pourquoi d’un coup je jouerais le pire tennis de ma carrière.»

Roger Federer, difficile vainqueur de Jérémy Chardy un peu plus tôt, a lui avoué «ne pas connaître très bien» son futur adversaire, dont il a observé avec attention la fin de match contre Fognini. Mais il n’est pas non plus un illustre inconnu. Le Suisse se souvient que lors de l’Open d’Australie, en début d’année, le Français avait été son sparring-partner le temps d’un échauffement. Jeudi, il ne sera plus question de balles amicales et d’émerveillement. Après sa victoire, Pouille a reçu un texto de Paul-Henri Mathieu lui disant qu’à part son palmarès, Federer était un joueur comme tout le monde. «Je vais aborder ce match comme ça», en rigole le Nordiste, qui verrait bien son rêve se poursuivre un peu plus longtemps.