VIDEO. Serbie-Albanie: Lorik Cana et ses coéquipiers ont reçu «des bouts de pierre et des batteries» sur la tête

VIOLENCES Le capitaine de l'équipe d'Albanie a raconté comment lui et ses coéquipiers ont vécu les violences qui ont mené à l'arrêt de leur match contre la Serbie, mardi, à Belgrade...

N.C.

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Lorik Cana accueilli par les supporters albanais après les violences qui ont émaillé le match contre la Serbie, mardi 14 octobre 2014, à Belgrade.
Lorik Cana accueilli par les supporters albanais après les violences qui ont émaillé le match contre la Serbie, mardi 14 octobre 2014, à Belgrade. — GENT SHKULLAKU / AFP

Au lendemain des violences qui ont mené à l'arrêt définitif du match de qualification pour l'Euro 2016 entre la Serbie et l'Albanie, mardi soir, à Belgrade, le capitaine albanais Lorik Cana est revenu sur ces graves événements. Au micro de RMC, l'ancien joueur du PSG et de l'OM raconte que la «situation est devenue incontrôlable» à partir du moment où le drone où était accroché un drapeau albanais a survolé le stade.

«Les supporters ont commencé à rentrer (...) et à plaquer nos joueurs et notre staff. La situation a même dégénéré quand un des supporters est arrivé avec une chaise et a donné un coup avec sur la tête de l’un de nos joueurs, a-t-il décrit. On a essayé de rentrer le plus rapidement possible dans les vestiaires. Mais on a pris un peu de tout en s’approchant du tunnel pour rentrer: des bouts de pierre, des batteries. Des joueurs ont même pris des coups sur le visage.»

Trois heures et demie d'attente dans les vestiaires

La chose «la plus grave», selon le capitaine albanais, c'est que même les stewards normalement chargés d'assurer la sécurité des joueurs ont participé aux violences. «Notre situation physique, morale et de sécurité n’était plus assurée», dit-il. Retranchés dans leur vestiaire, lui et ses coéquipiers ont dû attendre près de trois heures et demie avant de pouvoir en sortir.

Finalement, Cana regrette fortement l'image laissée par ces tristes événements. «On est en 2014 et on fait tous partie de l’Europe, c’est la dernière chose que le sport doit faire passer comme message, déplore-t-il. Le sport doit être un rassemblement de paix, absolument pas une rassemblement de séparation entre deux peuples.»