Accident de Jules Bianchi: Alain Prost dénonce une «vraie faute» dans l'organisation du Grand Prix du Japon

FORMULE 1 Le pilote français a heurté une grue dimanche…

R.B. avec AFP

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Alain Prost en septembre 2014 en Chine.
Alain Prost en septembre 2014 en Chine. — GOH CHAI HIN / AFP

Le quadruple champion du monde de Formule 1, Alain Prost, a dénoncé lundi «une vraie faute» au niveau de l'organisation du GP du Japon, au lendemain du grave accident du pilote français Jules Bianchi, qui se trouvait depuis dans un état critique.

«L'entrée de cette grue sans le régime de la voiture de sécurité est totalement inacceptable. C'est une vraie faute à ne pas renouveler», a estimé Alain Prost lundi soir au micro d'Europe 1.

Bianchi, 25 ans, est sorti de la piste du circuit de Suzuka à grande vitesse au 42e tour du GP du Japon dimanche, et sa Marussia a heurté brutalement l'arrière d'un engin de levage placé temporairement entre deux rails de sécurité, le temps d'évacuer la Sauber d'Adrian Sutil.

«C'est une erreur du commissaire»

«Il y a une faute, ça c'est clair. (...) Il faut simplement la dénoncer», a insisté Prost. «De qui elle vient exactement, j'ai encore un tout petit doute. Est-ce qu'elle vient de la direction de course ou des commissaires placés à ces virages-là ? Il a fallu prendre une décision quant à l'entrée sur la piste pour dégager la voiture de Sutil. Est-ce-qu'elle a été prise par la direction ou par les commissaires ?», s'est-il interrogé.

Sur une vidéo de l'accident qu'il a visionnée, «on voit un commissaire de piste agiter le drapeau vert juste derrière la grue, normalement il annonce aux pilotes que la piste est dégagée. Il aurait dû être mis au moins 100 mètres plus loin. (...) C'est une erreur du commissaire», a détaillé Prost.

«Le travail de la FIA (Fédération internationale de l'automobile), de l'organisation des courses, jusqu'à présent a été pratiquement irréprochable. (...) Depuis des années, (la règle), ça a été d'essayer de prendre le risque minimum. On a modifié les voitures, beaucoup les circuits. La gestion de la course, ce n'est pas là-dessus que je pointerai le doigt», a toutefois nuancé l'ancien pilote.

Selon la FIA lundi soir, l'état de santé de Bianchi, opéré dimanche et hospitalisé à Yokkaichi, où ses parents étaient arrivés dans la journée, était «critique», mais «stable».