Ryder Cup: Victor Dubuisson, la révélation

GOLF Le Français a activement participé au triomphe de l’Europe sur les Etats-Unis à Gleneagles (Ecosse)….

J.L.

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Victor Dubuisson et Graeme McDowell, le 26 septembre 2014 à Gleneagles.
Victor Dubuisson et Graeme McDowell, le 26 septembre 2014 à Gleneagles. — Peter Morrison/AP/SIPA

Dimanche, c’est Rory McIlroy qui a servi le champagne à Victor Dubuisson. Comme le reste de ses coéquipiers de Ryder Cup, le numéro 1 mondial attendait que le Français finisse sa partie pour inonder le green du 18 et la chevelure dorée de « Dubush». L’image restera, comme cette première très réussie du 23e joueur mondial dans l’épreuve, remportée une nouvelle fois par les Européens (16,5 à 11,5).

«Ce gars et la future star de l’équipe»

Le plus beau compliment est venu de Graeme McDowell. L’Irlandais a partagé deux parties de foursome –chaque joueur joue la balle de l’autre- victorieuses avec le phénomène vendredi et samedi. «Je crois que ce gars est la future superstar de l’équipe européenne. C'est très facile de jouer en compagnie un joueur si talentueux. Il est très modeste. Mais tout ce que j'avais à faire était de le rendre relax, qu'il prenne du plaisir et se laisse aller». Le pari n’était pas gagné d’avance pour ce solitaire de première, qui déteste les bouffes en commun et les parties d’entraînements avec le gratin.

Paul McGinley, le capitaine irlandais de la « team Europe», avait promis de ne pas forcer sa nature après avoir passé trois jours chez Dubuisson, à Cannes, pour apprendre à le connaître. Il a tenu parole, demandant à McDowell, un taulier de la Ryder Cup, de le mettre à l’aise pour le week-end. Ca a marché, passée la petite frayeur du vendredi, quand «Dubush» a oublié son putter…au toilette ! « J’étais stressé avant de commencer, mais tout s’est évanoui dés qu’on a tapé la première balle, a réagi le Français. La raison principale de mon bon comportement lors de ces deux jours était le fait d'évoluer à ses côtés».

Rendez-vous dans deux ans

Invaincu à la fin du week-end –il a fini en partageant sa partie contre Johnson- Dubuisson a eu un vrai «crush » avec la Ryder Cup, contrairement à Van de Velde et Levet, passagers anonymes en 1999 et en 2004. Et si son match du dimanche a compté pour du champagne, il avait été placé en dernière partie, un signe qui ne trompe pas: le Français est amené à devenir un client régulier du plus grand rendez-vous de golf de la planète. Il a en tout cas réussi son premier examen de passage.