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Pour Didier Deschamps, «il y a beaucoup de satisfaction» après le rassemblement des Bleus

Pour Didier Deschamps, «il y a beaucoup de satisfaction» après le rassemblement des Bleus

FOOTBALLLe sélectionneur tire un bilan positif des deux matchs amicaux disputés par l'équipe de France...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Malgré un match en Serbie (1-1) au goût d'inachevé, le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps s'est montré satisfait dimanche du premier rassemblement post-Coupe du monde des Bleus. Le succès de prestige face à l'Espagne (1-0), jeudi et le comportement de ses joueurs au quotidien lui ont plu. Le chantier en vue de l'Euro 2016 à domicile est entamé, il se poursuivra en octobre avec la réception du Portugal au Stade de France.

Ce résultat reflète-t-il la physionomie du match?

Plus ou moins. Si je dois avoir des regrets, c'est sur le début de la seconde période où on a eu deux belles occasions par Rémy Cabella et Loïc Rémy. On a été en difficulté sur les coups de pieds arrêtés, les Serbes ont 6 ou 7 joueurs qui culminent à 1,90 m. On a eu une fin de match laborieuse. La Serbie a poussé avec pas mal de changements et ils ont marqué ce but sur une belle frappe de Kolarov. Notre objectif était de gagner mais je n'oublie pas non plus que Hugo Lloris a fait une double parade. Mais on aurait pu être plus efficace ce soir.

Les coups de pied arrêtés, c'est un vrai chantier?

Tout dépend des adversaires. Lutter dans les airs c'est toujours difficile. C'est aussi arrivé en Coupe du monde. Pour ne pas être en difficulté, il ne faut pas leur donner de coups de pied arrêtés. Mais même si on a un déficit de taille, il faut pouvoir lutter. Mais il y avait beaucoup, beaucoup de taille en face de nous.

On a senti Jérémy Mathieu très à l'aise en défense...

Il confirme ce qu'il faisait très bien avec Valence. Il est à Barcelone, il a une grande expérience et il s'est reconverti en défense centrale avec beaucoup de tranquillité et de lucidité. C'est important et ça rassure.

Quel bilan tirez-vous de ce rassemblement d'après Coupe du monde?

Il y a beaucoup de satisfaction. Les joueurs se connaissent tous depuis deux ans. Il y a une base, c'est important. Il y a une vie de groupe, ils ont envie de faire les choses ensemble avec des objectifs communs. C'est un plaisir pour moi et mon staff de les voir évoluer. Ils s'impliquent dans le quotidien, il y a cette unité de pensée et d'objectif sur laquelle on doit travailler et maintenir dans l'avenir.

Le résultat est-il anecdotique?

Il y a un ordre de priorité dans les objectifs. Dans les priorités, il y a encore des priorités. On prend ce but sur un coup franc, ça nous est déjà arrivé. Je ne veux pas jouer les matches en disant «on va faire du mieux possible et puis arrive ce qui pourra». Gagner c'est dur au haut niveau. Quand on arrive à gagner, il faut continuer à gagner. Il y a des exigences. Plus on gagnera mieux ce sera, comme ça il y aura une ambiance assez tranquille. On ne joue pas les matchs juste pour participer. Ceux qui commencent, ceux qui rentrent ont l'obligation de tout donner et d'être performants. Après, le résultat n'est pas une science exacte.